Lors d’un échange public récent, Olivier Kamitatu a exposé sa vision pour une résolution de l’instabilité persistante en République Démocratique du Congo. Le directeur de cabinet de Moïse Katumbi a insisté sur l’urgence d’un dialogue national réellement inclusif, tout en remettant en cause la stratégie diplomatique de Félix Tshisekedi.
Pour Olivier Kamitatu, le contraste est saisissant : le chef de l’État semble privilégier les pourparlers avec l’AFC/M23 à Doha plutôt que de se concerter avec les acteurs politiques de son propre pays. Cette approche est jugée paradoxale par l’opposant, qui estime que le pouvoir en place paraît plus enclin à discuter avec des groupes armés qu’avec l’opposition démocratique.
Un dialogue national délaissé au profit de processus extérieurs
« Il est manifestement plus à l’aise avec le M23. Il faut lui demander les raisons », a-t-il déclaré, qualifiant cette position de contre-productive. Selon lui, tant que les causes structurelles de la crise ne seront pas abordées de front avec toutes les parties prenantes nationales, aucune issue pérenne ne pourra être envisagée.
L’opposant a également rappelé que des institutions religieuses comme la CENCO et l’ECC avaient déjà proposé une feuille de route consensuelle après avoir consulté les différentes forces politiques. Malgré cette base de travail, l’initiative est restée sans suite à Kinshasa. En conséquence, les négociations menées à l’étranger, que ce soit à Doha ou à Montreux, peinent à se traduire par des actes concrets.
L’échec de la mise en œuvre des protocoles
Le bilan des discussions actuelles est jugé très insuffisant. Sur les huit protocoles qui devaient être validés, seuls deux ont été signés. Plus grave encore, même ces rares engagements, portant notamment sur l’arrêt des hostilités ou l’échange de détenus, ne sont pas respectés dans les faits.
En conclusion, Olivier Kamitatu a souligné que l’histoire de la RDC a déjà démontré que le pays peut surmonter ses fractures par la recherche du consensus et le dialogue interne. Il plaide pour un sursaut national où les Congolais, dans toute leur diversité, prendraient en main la résolution de leurs propres conflits.