28 juillet 2026
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Crise diplomatique à l’ONU et tensions internationales en Afrique et au Moyen-Orient

Le Conseil de sécurité des Nations unies a été le théâtre d’un incident diplomatique majeur ce lundi, lorsque les États-Unis ont quitté la salle en signe de protestation contre les critiques françaises. L’ambassadeur américain a quitté la réunion dès que son homologue français a pris la parole, dénonçant des propos jugés hypocrites par Washington. La France avait en effet comparé les positions américaines en matière de droits humains à celles de la Corée du Nord et de la Russie, après que les États-Unis aient voté contre le renouvellement du mandat du haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk. Une réaction rare, selon un responsable proche du dossier, qui souligne l’ampleur de la tension entre les deux pays.

La Roumanie renforce sa sécurité après des incursions de drones russes

Bucarest a décidé d’expulser un diplomate russe, accusé d’activités incompatibles avec son statut, après qu’un drone de type Shahed, utilisé par l’armée russe contre l’Ukraine, ait été abattu par un chasseur F-16 roumain. Les autorités ont présenté les débris à l’ambassadeur russe, Vladimir Lipaev, tout en soulignant que trois drones avaient été interceptés en trois jours. Moscou a qualifié ces accusations de “propagande infondée” et menacé de représailles.

Arabie saoudite : une attaque de drones depuis l’Irak revendiquée par des milices pro-iraniennes

Le ministère saoudien de la Défense a annoncé qu’une attaque de drones, lancée depuis l’Irak, avait visé son territoire, attribuant la responsabilité à des “milices terroristes soutenues par l’Iran”. Parallèlement, les rebelles houthistes du Yémen, alliés à Téhéran, ont revendiqué des frappes contre des infrastructures pétrolières saoudiennes, sans confirmation de la part de Riyad. Depuis la reprise des hostilités le 13 juillet, après quatre ans de trêve, les houthistes menacent de bloquer le trafic maritime en mer Rouge et dans le golfe d’Aden, une stratégie visant à faire pression sur l’Arabie saoudite et la communauté internationale.

Le Tchad se retire de la Cour pénale internationale

N’Djamena a annoncé son retrait de la CPI, justifiant cette décision par une “surreprésentation des pays africains” dans les enquêtes de la Cour. Sur les 13 enquêtes ouvertes depuis sa création, neuf concernent des États africains, selon le gouvernement tchadien. Cette annonce survient alors que les États-Unis multiplient les pressions diplomatiques contre la CPI, qu’ils accusent de “menacer” leurs intérêts. Washington aurait, selon des sources locales, encouragé le Tchad à prendre cette décision lors d’un échange téléphonique entre responsables américains et tchadiens.