25 mai 2026
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Une sortie historique à l’Etihad Stadium

L’atmosphère était électrique et chargée de nostalgie ce dimanche après-midi dans l’antre des Sky Blues. Pour la 593e et ultime fois, Pep Guardiola a pris place sur le banc de Manchester City. Après une décennie de domination, de trophées et d’innovations tactiques qui ont transformé le visage du football anglais, le technicien catalan a tiré sa révérence lors de cette 38e journée de Premier League.

Pep Guardiola n'a pas caché son émotion au moment du remplacement de Bernardo Silva, le joueur qu'il a le plus souvent dirigé. (P. Noble/Reuters)

Avant même que le coup d’envoi ne retentisse face à Aston Villa, les supporters ont manifesté leur gratitude à travers trois tifos monumentaux célébrant l’entraîneur et deux piliers du vestiaire sur le départ. Dans un geste de fair-play remarqué, Unai Emery a également tenu à remettre un présent à son homologue pour saluer son immense carrière outre-Manche.

Antoine Semenyo, le dernier buteur de l’ère Pep Guardiola

Concentré sur son sujet, Pep Guardiola est resté de marbre lorsque Antoine Semenyo a ouvert la marque à la 23e minute. L’attaquant a parfaitement converti d’une reprise de volée un corner botté par Tijjani Reijnders et dévié par Andres Garcia. Cependant, la rigueur habituelle du coach a laissé place à une vive émotion lors des changements effectués en seconde période.

Les larmes ont coulé sur le visage du Catalan au moment de la sortie de Bernardo Silva à la 59e minute. Avec 460 apparitions sous ses ordres, le Portugais est le joueur le plus utilisé par Pep Guardiola durant toute sa carrière d’entraîneur. Quelques minutes plus tard, à la 78e, c’était au tour de John Stones de quitter la pelouse sous une ovation debout, les deux équipes formant une haie d’honneur pour ces figures emblématiques du club.

Une fin de match compliquée pour John Stones

Sur le plan purement sportif, John Stones a connu un après-midi difficile pour ses adieux. Le défenseur central a été impliqué sur les deux réalisations d’Ollie Watkins. D’abord en remettant involontairement le cuir dans les pieds du buteur de Birmingham sur un corner (47e), puis en se faisant enrhumer par un crochet de ce même Watkins, qui a scellé le sort du match d’une frappe croisée (61e).

Malgré une première mi-temps maîtrisée, les Citizens ont semblé accuser le coup physiquement et mentalement. Il faut dire que l’effectif était largement remanié, avec la mise au repos de cadres tels qu’Erling Haaland, Rodri, Gianluigi Donnarumma ou Marc Guéhi. Mais cette défaite 1-2 reste anecdotique : Manchester City était déjà certain de sa place de dauphin, et les 55 000 fans présents ne retiendront que l’immense héritage laissé par Pep Guardiola.