16 septembre 2026
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Une montée en puissance spectaculaire des cantines scolaires au Bénin

À la rentrée 2026-2027, le Bénin franchit un cap décisif dans sa politique d’alimentation scolaire. Désormais, 1,9 million d’enfants reçoivent un repas chaud chaque jour de classe, contre 1,4 million un an plus tôt. Cette hausse de 500 000 bénéficiaires en une seule année traduit l’ambition affichée par les autorités : faire de la cantine un levier central de lutte contre la faim, de soutien aux ménages et de stimulation de l’économie nationale.

Une progression continue depuis 2016

L’évolution du programme est spectaculaire. En 2016, seuls 30 % des élèves avaient accès à une cantine. En 2022, ce taux atteignait 75 %, couvrant plus de 1,1 million d’enfants. L’augmentation actuelle s’inscrit donc dans une dynamique de long terme, portée par une volonté politique constante.

Pour le gouvernement béninois, l’enjeu dépasse la simple assistance alimentaire. Il s’agit d’un investissement dans l’éducation, la nutrition et le capital humain du pays.

Un impact social direct pour les familles

Dans un contexte où le budget des ménages est souvent fragile, la prise en charge du déjeuner scolaire allège une charge financière importante. Les parents peuvent réaffecter ces ressources à d’autres besoins essentiels : fournitures scolaires, santé, vêtements ou alimentation du reste de la famille.

Pour les enfants, les bénéfices sont immédiats : un repas chaud améliore la concentration, la participation en classe et les résultats scolaires. La cantine devient ainsi un outil de réduction des inégalités, en particulier pour les élèves issus des milieux les plus vulnérables.

Des moyens financiers à la hauteur des ambitions

L’extension du dispositif s’appuie sur un effort budgétaire considérable. Le financement des cantines est passé de 1,5 milliard de FCFA en 2016 à 48,7 milliards de FCFA en 2022. Pour l’exercice 2025, plus de 29 milliards de FCFA ont été inscrits dans la loi de finances.

Ces montants témoignent d’une vision de long terme : en nourrissant les élèves, l’État agit simultanément sur la scolarisation, la santé et le bien-être des enfants.

Un cercle vertueux pour l’économie locale

Le programme ne se contente pas de nourrir les élèves. Il génère une demande régulière en produits alimentaires, dont une partie bénéficie aux producteurs locaux. Les achats de vivres auprès des agriculteurs nationaux ont ainsi dépassé 13 milliards de FCFA en 2024.

Ce mécanisme crée un double dividende : les enfants sont mieux nourris, les familles sont soulagées et les agriculteurs trouvent des débouchés supplémentaires pour leurs récoltes. Les circuits économiques ruraux s’en trouvent dynamisés.

Un investissement dans l’avenir du Bénin

Avec 1,9 million de bénéficiaires pour la rentrée 2026-2027, le Bénin consolide son programme de cantines scolaires comme un pilier de sa politique éducative et sociale. Les 500 000 nouveaux élèves pris en charge en un an illustrent l’ampleur de l’effort accompli.

L’ambition affichée est claire : étendre la couverture à un nombre toujours plus grand d’écoles publiques et inscrire durablement l’alimentation scolaire dans le paysage éducatif national. En finançant des repas, l’État béninois investit en réalité dans les enfants d’aujourd’hui, dans les familles et dans l’économie locale, mais surtout dans le capital humain qui fera la richesse du Bénin de demain.