9 juin 2026
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À Ouagadougou, les professionnels de l’aquaculture burkinabè ont officiellement approuvé le 8 juin dernier une série de documents clés destinés à encadrer et pérenniser le développement de la filière. Ces documents comprennent un diagnostic sectoriel, un parcours d’investissement et un guide opérationnel, conçus pour orienter à la fois les politiques publiques et les initiatives privées dans le domaine de l’aquaculture.

Cette initiative s’intègre au programme régional Sahel RESILAND, qui vise à accroître la résilience des paysages sahéliens et des communautés locales. Le programme privilégie la gestion durable des terres et des ressources en eau, la restauration des écosystèmes dégradés, et la diversification des activités économiques rurales, dans le but de créer des emplois et d’améliorer les conditions de vie.

Un pilier important de ce dispositif est dédié aux connaissances. Il a pour mission d’éclairer les décisions publiques, de structurer les interventions futures et de promouvoir des solutions adaptées aux contextes locaux. C’est dans ce cadre que s’inscrit l’initiative Africa Sustainable Aquaculture, qui couvre plusieurs pays sahéliens dont le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad. Son objectif est de produire des diagnostics nationaux approfondis et de définir des trajectoires d’investissement cohérentes pour un développement durable de l’aquaculture.

Les travaux réalisés ont permis d’établir un état des lieux actualisé de la filière aquacole burkinabè, révélant ses potentialités ainsi que ses contraintes structurelles. Ils ont également abouti à l’élaboration d’un parcours d’investissement qui identifie les priorités stratégiques, les besoins de financement et les mécanismes de mise en œuvre, en plus d’un guide destiné à soutenir les porteurs de projets publics et privés.

Présidant la rencontre, Issiaka Zouri, Chargé d’études au Secrétariat général du ministère en charge de l’Agriculture, de l’Eau et des Ressources animales et halieutiques, a salué l’engagement des divers acteurs ayant contribué à ces résultats. Il a souligné que cette démarche s’aligne sur les ambitions nationales en matière de développement des productions animales et halieutiques, notamment à travers l’Offensive agropastorale et halieutique.

Selon lui, le Burkina Faso possède des atouts considérables, particulièrement des ressources hydriques importantes et un potentiel halieutique encore largement inexploité. Dans cette optique, la mise en œuvre effective des orientations issues de ces travaux devrait contribuer à structurer davantage la filière, augmenter la production nationale de poisson, renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle, et créer de nouvelles opportunités économiques pour les jeunes et les femmes.