Lors de l’Assemblée générale constitutive de son nouveau parti politique, organisée ce samedi au King Fahd Palace, le président Bassirou Diomaye Faye a marqué les esprits par un discours empreint de gravité. Revenant sur les tragiques pertes humaines qui ont endeuillé le Sénégal ces dernières années, il a livré un message solennel : « Leur mémoire ne nous demande ni vengeance ni silence. Elles nous demandent de faire en sorte que plus jamais dans ce pays un désaccord politique ne coûte une vie. »

Le chef de l’État a poursuivi par une phrase plus directe, suscitant de vives interprétations : « Dans ce pays, celui qui bouscule la quiétude ne s’y épanouira plus. » Sans citer de nom, ce propos a immédiatement été perçu comme une allusion à Ousmane Sonko, dont le style politique a souvent été associé à une approche plus conflictuelle. Cette tension s’inscrit dans un contexte de rivalité croissante entre les deux figures majeures de l’exécutif, en pleine recomposition politique après le lancement du nouveau parti présidentiel et les départs remarqués au sein de Pastef.
Ce discours, à la fois apaisant et ferme, illustre la volonté du président Bassirou Diomaye Faye de tracer une ligne claire : celle d’une politique axée sur la responsabilité et l’unité nationale, tout en marquant clairement les limites à ne pas franchir.