Une double sanction pour l’arbitre congolais après la finale Maroc-Sénégal
La Coupe d’Afrique des nations (CAN) a laissé des traces bien au-delà du terrain. Un mois après que la Confédération africaine de football (CAF) a retiré le titre de champion d’Afrique au Sénégal en raison d’incidents lors de la finale face au Maroc, la FIFA a frappé un nouveau coup. Cette fois, c’est l’arbitre de la rencontre, Jean-Jacques Ndala, qui a été lourdement sanctionné.
Contrairement à la CAF, qui a maintenu sa confiance en l’arbitre congolais en le désignant pour des matchs en Ligue des champions africaine ou en Coupe de la CAF, la FIFA a choisi de se passer de ses services pour la Coupe du monde à venir. Une décision qui souligne une divergence de vue entre les deux instances dirigeantes du football africain et mondial.
Les arbitres africains retenus pour la Coupe du monde : qui sont-ils ?
Sur les sept arbitres africains sélectionnés par la commission arbitrale de la FIFA, tous étaient présents lors de la dernière CAN. Parmi eux, on retrouve :
- Jalal Jayed (Maroc)
- Mustapha Ghorbal (Algérie)
- Pierre Atcho (Gabon)
- Dahane Beida (Mauritanie)
- Tom Abongile (Afrique du Sud)
- Amin Mohamed (Égypte)
- Omar Artan (Somalie)
Les décisions contestées de Jean-Jacques Ndala en finale
La prestation de Jean-Jacques Ndala lors de la finale Maroc-Sénégal a été vivement critiquée. Plusieurs observateurs ont pointé du doigt ses décisions jugées contestables ainsi que son manque d’intervention face aux incidents survenus pendant le match. Une passivité qui a sans doute joué en sa défaveur auprès de la FIFA.
Selon Olivier Safari, président du comité des arbitres de la CAF, des consignes avaient pourtant été données à l’arbitre congolais lors de l’interruption de jeu. L’objectif ? Éviter de sanctionner les joueurs sénégalais rentrés aux vestiaires avec un avertissement, ce qui aurait conduit à leur expulsion. La raison invoquée : « préserver le match » lors de leur retour sur le terrain.