Finale de la Ligue des champions africaine : la désignation de Jean-Jacques Ndala suscite la polémique
La Confédération africaine de football (CAF) a désigné le Congolais Jean-Jacques Ndala pour arbitrer la première manche de la finale aller de la Ligue des champions africaine entre l’AS FAR (Maroc) et les Mamelodi Sundowns (Afrique du Sud), prévue le 17 mai à Pretoria. Ce choix, motivé par son expérience récente à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025, a provoqué une vive réaction du club marocain, qui conteste fermement sa nomination.
La décision de la CAF a immédiatement enflammé les débats en ligne et dans les médias. Jean-Jacques Ndala, déjà sous le feu des critiques après avoir dirigé la finale controversée de la CAN 2025, se retrouve une fois de plus au cœur d’une polémique. Les supporters et experts du football africain remettent en cause sa capacité à garantir un arbitrage équitable, en raison de son bilan jugé contestable lors du match du 18 janvier 2025 à Rabat.
L’AS FAR dénonce un déséquilibre dans la désignation des arbitres
Dans une lettre officielle adressée à la CAF, l’AS FAR a exprimé ses réserves quant à la composition des trios arbitraux. Le club marocain souligne un déséquilibre flagrant entre les deux manches de la finale : à l’aller, l’équipe de Jean-Jacques Ndala sera majoritairement composée d’arbitres de même nationalité, tandis qu’au retour, prévu le 24 mai à Rabat, une plus grande diversité sera de mise. Cette situation, selon l’AS FAR, pourrait biaiser le déroulement de la compétition.
Outre ce déséquilibre, l’AS FAR met en avant le passif récent de Jean-Jacques Ndala, notamment sa gestion controversée de la finale de la CAN 2025. Le club marocain rappelle que l’arbitre congolais n’a pas appliqué correctement le règlement ce jour-là, ce qui avait conduit le Jury d’appel à déclarer le Maroc vainqueur par forfait, en vertu des articles 82 et 84 du règlement de la compétition. Une décision confirmée par le Tribunal arbitral du sport (TAS) après un recours du Sénégal.
Une polémique qui s’étend à l’ensemble du football africain
La contestation ne se limite pas au club marocain. Selon des sources proches de la compétition, les Mamelodi Sundowns partagent également des réserves quant à la désignation de Jean-Jacques Ndala. Cette nouvelle polémique ajoute une dose supplémentaire de tension à une finale déjà très attendue. La CAF, désormais saisie d’un nouveau dossier épineux, devra trancher dans les prochains jours pour apaiser les esprits et garantir l’intégrité de la compétition.
En attendant, les supporters des deux clubs et les amateurs de football africain restent en haleine, espérant que la finale de la Ligue des champions africaine se déroule dans les meilleures conditions possibles, loin des ombres des controverses arbitrales.