9 juin 2026
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Dans un plaidoyer percutant, l’entrepreneur et figure publique Alex Nguepi met en lumière une réalité souvent ignorée au Cameroun : l’utilisation du tribalisme comme paravent aux difficultés économiques du pays. À travers une tribune engagée, il rappelle que la prospérité nationale ne se construit pas sur les divisions, mais sur l’effort collectif et l’investissement de chacun.

Le Cameroun appartient à tous, pas à une seule communauté

« Ceux qui ont placé leur argent dans la construction de logements, d’usines ou de commerces n’ont de comptes à rendre à personne », martèle Alex Nguepi. Il rappelle que les grandes villes comme Douala ou Yaoundé ne doivent pas leur existence à une seule ethnie, mais au travail et aux sacrifices de millions de Camerounais issus de toutes les régions. Le Cameroun n’est la propriété exclusive d’aucune tribu : il est le patrimoine commun de tous ses citoyens.

La réussite économique des Bamileke : un modèle de persévérance

L’auteur souligne que les Bamileke ont su développer une culture de l’épargne, du commerce et de l’investissement, contrairement à d’autres qui privilégient la consommation immédiate. « Pendant que certains dépensent, d’autres bâtissent. Pendant que certains cherchent des excuses à leur retard, d’autres œuvrent pour l’avenir de leurs enfants », explique-t-il. Leur ambition ? Construire leur propre maison, créer leur entreprise et laisser un héritage durable.

Le tribalisme, une stratégie de diversion politique

Pour Alex Nguepi, le véritable scandale réside dans l’instrumentalisation des tensions ethniques par certains responsables pour détourner l’attention des échecs économiques. « Quand l’économie s’effondre, le chômage explose et la pauvreté s’aggrave, les marchands de haine sortent leurs vieux discours : autochtonie, division, tribalisme », dénonce-t-il. Une tactique utilisée par des régimes en déclin, incapables de proposer des solutions concrètes à leurs concitoyens.

Bâtisseurs contre divisionnistes : quel avenir pour le Cameroun ?

Le message est clair : le Cameroun a besoin de bâtisseurs, pas de tribalistes. Il a besoin de citoyens qui investissent, créent des emplois, paient des impôts et participent à la richesse nationale. « Une nation se développe grâce à ses entrepreneurs, ses agriculteurs, ses industriels et ses travailleurs. Elle ne se construit pas sur la haine ou la jalousie », affirme-t-il. Chaque Camerounais doit contribuer à l’édification du pays, où qu’il se trouve.

En conclusion, Alex Nguepi lance un appel solennel : « Que chacun construise, investisse et crée de la richesse. Et le Cameroun avancera. L’avenir appartient aux bâtisseurs ; les semeurs de division, eux, seront balayés par le cours de l’histoire. »