24 mai 2026
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Une enquête aboutie dans l’affaire des 5 milliards FCFA à la Mupemenet-CI

L’instruction du dossier de détournement présumé de plus de cinq milliards de francs CFA au sein de la Mutuelle des enseignants de Côte d’Ivoire (Mupemenet-CI) vient de connaître une avancée majeure. Après des mois d’enquête approfondie, le Procureur général près le Pôle Pénal Économique et Financier a finalisé ses investigations, ouvrant la voie à un procès imminent.

Les faits, révélés par une source judiciaire fiable, impliquent directement deux responsables de la mutuelle ainsi qu’un acteur politique de premier plan. Ces derniers sont désormais confrontés à des accusations graves, avec des conséquences judiciaires concrètes.

Trois mis en cause déférés au pôle pénitentiaire d’Abidjan

Les investigations menées sur une longue période ont conduit le Procureur à ordonner, ce mardi, la mise sous mandat de dépôt de trois individus. Agré Lynx Bourgelat, Directeur exécutif de la Mupemenet-CI, et Koné Allagnan, son Directeur des affaires financières, ont été déférés au pôle pénitentiaire d’Abidjan, anciennement connu sous le nom de MACA.

Ces deux cadres de la mutuelle ont, lors de leurs auditions, désigné un troisième homme comme principal instigateur de ce système de détournement. Il s’agit de Dao Ibrahim Kinan, entrepreneur et président du parti politique Les Avertis. Selon leurs déclarations, ce dernier aurait orchestré la création de sociétés écrans, utilisées pour siphonner les fonds de l’institution.

Face aux enquêteurs, Dao Ibrahim Kinan a également été placé sous mandat de dépôt et transféré vers la même prison, marquant ainsi la fin de son immunité présumée.

Un montage financier complexe démantelé

Les détails de l’enquête révèlent un schéma frauduleux sophistiqué. Les sociétés écrans mises en place par les accusés auraient permis de détourner des sommes colossales, mettant en péril la stabilité financière de la mutuelle. Les auditions ont mis en lumière des mécanismes de dissimulation et des transferts illicites, tous documentés par les services du Pôle Pénal Économique et Financier.

Cette affaire, désormais entre les mains de la justice, pourrait avoir des répercussions importantes sur le secteur mutualiste ivoirien, tout en soulignant l’importance de la transparence dans la gestion des fonds dédiés au secteur éducatif.