10 juin 2026
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À Yaoundé, les caméras de surveillance jouent un rôle clé dans la dissuasion des actes criminels, la protection des biens et des personnes, ainsi que l’amélioration du trafic routier.

Un résident du quartier Madagascar confie : « Avant, les braquages étaient quotidiens. Depuis l’installation des caméras, les malfaiteurs se font beaucoup plus rares. Je suis reconnaissant envers les autorités. »

Ces dispositifs sont gérés par le Centre national de commandement de la vidéosurveillance, situé dans le quartier Etoudi.

Face à leur efficacité, le président Paul Biya a signé un décret le 17 décembre 2025 autorisant un emprunt de 39,2 milliards de FCFA pour étendre le système intelligent de vidéosurveillance urbaine à l’échelle nationale.

Ce quatrième crédit, accordé par trois bailleurs chinois, porte le total des financements mobilisés en huit ans à 150,8 milliards de FCFA.

La première phase du projet a permis d’installer 1 500 caméras dans plusieurs villes camerounaises, complétées par 2 000 postes émetteurs-récepteurs portatifs pour renforcer les capacités d’intervention policière.

Les caméras s’invitent aussi dans les domiciles privés. Un particulier équipé explique : « Je subissais régulièrement des cambriolages. Maintenant, tout intrus est repéré et la justice intervient. »

Le prix moyen d’un appareil tourne autour de 15 000 FCFA, variant selon le modèle. On trouve ces caméras dans les maisons, sur la voie publique, dans les plantations, les véhicules et même les écoles.

Les usagers peuvent surveiller leurs biens à distance depuis leur téléphone, leur téléviseur ou d’autres plateformes connectées.