17 juillet 2026
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Starlink est désormais accessible en Côte d’Ivoire. Le service internet haut débit par satellite de SpaceX a été officiellement lancé, offrant une solution innovante pour les zones mal desservies. Cette initiative s’appuie sur une licence provisoire de 12 mois, accordée par l’ARTCI à Starlink Network CIV, permettant aux utilisateurs de commander leur équipement via la plateforme dédiée.

L’annonce avait été officialisée le 11 juin 2026 par Djibril Ouattara, ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique. Cette autorisation couvre l’ensemble du territoire ivoirien, avec l’utilisation des bandes de fréquences Ka et V, garantissant ainsi une couverture optimale.

Un outil contre la fracture numérique

Le gouvernement ivoirien mise sur cette technologie pour réduire les inégalités d’accès à internet, en ciblant prioritairement les zones rurales, les écoles et les centres de santé isolés. Ces régions, souvent privées de réseaux fixes ou mobiles fiables, bénéficieront enfin d’une connectivité performante.

Cette décision fait suite à une délibération du Conseil de régulation de l’ARTCI en septembre 2025. La période d’essai de 12 mois permettra d’évaluer la qualité du service et le respect des engagements par Starlink avant toute extension.

Un nouveau chapitre pour l’internet africain

La Côte d’Ivoire rejoint ainsi la liste des 27 pays africains où Starlink déploie sa constellation de satellites. Cette expansion, accélérée depuis 2023, inclut déjà des pays comme le Nigeria, le Kenya, le Rwanda et le Mozambique.

Cette stratégie répond à une demande croissante d’accès internet dans des zones où les infrastructures terrestres sont coûteuses à mettre en place. Avec des promesses de débit élevé et de faible latence, Starlink se positionne comme une solution adaptée aux défis du continent.

Contexte et enjeux en Côte d’Ivoire

L’arrivée de Starlink coïncide avec le déploiement simultané de la 5G dans le pays, illustrant la volonté des autorités de moderniser rapidement les infrastructures télécoms. Malgré la présence de plusieurs opérateurs mobiles, les zones rurales restent largement sous-connectées.

Avec une population de 33,5 millions d’habitants et une superficie de 322 000 km², la Côte d’Ivoire présente des disparités géographiques marquées entre le sud urbanisé et le nord rural. Le taux de pénétration de l’internet fixe y est encore faible, ce qui laisse une place majeure aux solutions satellitaires.

Créée en 2012, l’ARTCI supervise l’ensemble du secteur des télécommunications et veille à maintenir un environnement concurrentiel sain. L’octroi d’une licence provisoire à Starlink reflète une approche prudente, visant à encadrer l’arrivée de nouveaux acteurs mondiaux sur un marché en pleine structuration.

Un suivi rigoureux pour garantir le succès

La période d’essai de 12 mois permettra de vérifier la conformité de Starlink aux normes locales et d’évaluer son impact sur le marché. Djibril Ouattara a souligné que la licence serait réexaminée à l’issue de cette phase, comme le rapporte Gouv’Talk.

Cette méthode rappelle celle adoptée dans d’autres pays africains, où les régulateurs imposent des phases pilotes avant d’autoriser un déploiement à grande échelle. L’objectif est double : assurer la qualité du service et protéger les opérateurs locaux face à un concurrent disposant d’une infrastructure spatiale.

Les prochains mois seront décisifs pour évaluer si Starlink parvient à remplir ses promesses en matière de couverture rurale et à proposer des tarifs accessibles aux populations ciblées. La reconduction de la licence dépendra de ces résultats concrets.