15 juillet 2026
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Sébastien Lecornu, fraîchement installé à la tête du gouvernement français, a entamé cette semaine sa première mission diplomatique hors de l’Hexagone. Une tournée qui le mène successivement au Qatar puis au Maroc, deux pays stratégiques pour la diplomatie française.

Dès mardi, le Premier ministre français a rejoint le Qatar pour y représenter la France lors des obsèques de l’ancien émir, cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani. Une présence symbolique, à la demande même du président Emmanuel Macron, afin de saluer la mémoire d’un dirigeant ayant marqué l’histoire du pays par une modernisation majeure et une diplomatie audacieuse. L’Élysée a d’ailleurs rappelé l’importance des liens entre les deux nations, qualifiant cette visite de « témoignage de l’amitié franco-qatarienne ».

Cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, au pouvoir de 1995 à 2013 avant de transmettre les rênes à son fils, s’est éteint à l’âge de 74 ans. Ses funérailles, célébrées dimanche soir, ont rassemblé les plus hautes autorités du pays. Sébastien Lecornu était accompagné de Jean-Yves Le Drian, ancien ministre des Affaires étrangères, pour cette mission de condoléances.

Rencontres de haut niveau à Rabat pour renforcer les liens franco-marocains

Après cette étape qatarie, le chef du gouvernement français a atterri au Maroc dans la soirée de mercredi. Son objectif ? Poursuivre le réchauffement des relations entre Paris et Rabat, amorcé depuis plusieurs mois. Sébastien Lecornu y rencontrera son homologue marocain, Aziz Akhannouch, ainsi qu’une délégation de ministres français, dont Jean-Noël Barrot (Affaires étrangères) et Laurent Nuñez (Intérieur).

Cette visite marque un tournant après des années de tensions, notamment liées à des suspicions d’espionnage et à des désaccords sur la question des visas. Une dynamique positive qui s’est concrétisée par la reconnaissance française, en 2024, de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. Cette décision avait alors provoqué une réaction vive d’Alger, mais avait permis de relancer le dialogue bilatéral.

Emmanuel Macron s’était d’ailleurs rendu en grande pompe à Rabat en octobre 2024, scellant la fin d’une période de froid avec la signature de plusieurs accords économiques. Parmi les projets en discussion : l’organisation d’une visite d’État du roi Mohammed VI en France, qui pourrait être couronnée par la signature d’un traité renforçant le partenariat entre les deux pays.

Une occasion pour Sébastien Lecornu de concrétiser cette volonté de rapprochement, alors que les échanges commerciaux et diplomatiques entre la France et le Maroc n’ont jamais été aussi dynamiques.