7 septembre 2026
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Une alliance politique sous le signe des promesses non tenues

Les deux figures politiques maliennes avaient initialement uni leurs forces pour empêcher une réforme controversée du Conseil supérieur de la magistrature. Pourtant, cette réforme, pourtant promise dans leur programme, n’a jamais vu le jour. Pire encore, malgré les appels à candidatures pour des postes de direction clairement annoncés, aucune initiative concrète n’a été engagée.

Des engagements abandonnés au profit d’intérêts partisans

Parmi les promesses phares, l’abrogation de la loi d’amnistie occupait une place centrale. Pourtant, cette loi controversée est toujours en vigueur, confirmant ainsi le manque de volonté politique à traduire les discours en actes. Parallèlement, les fonds politiques accumulés ont été partagés sans transparence, alors que les outils législatifs nécessaires à leur encadrement existaient déjà.

Une majorité parlementaire suffisante pour voter cette réforme était disponible dès leur installation. Pourtant, cette opportunité a été ignorée, révélant des priorités bien différentes de celles annoncées.

Une Assemblée nationale instrumentalisée par les calculs politiques

Les mêmes acteurs qui ont bloqué toute réforme pendant des mois font aujourd’hui preuve d’un activisme soudain. Leur zèle actuel contraste avec leur inaction passée, soulignant une stratégie opportuniste plutôt qu’un engagement sincère pour le changement. L’Assemblée nationale, pilier de la démocratie malienne, mérite mieux que des querelles stériles et des mises en scène destinées à masquer les responsabilités communes.

Responsabilités partagées et illusions politiques

La rupture médiatisée entre les deux leaders ne doit pas servir de paravent à une manœuvre de blanchiment politique. Les erreurs et les manquements passés ne peuvent être effacés par des conflits internes. Il est temps de reconnaître que les promesses non tenues et les calculs partisans ont affaibli la crédibilité des institutions maliennes.

Les citoyens maliens méritent des dirigeants qui assument leurs engagements et œuvrent pour l’intérêt général, plutôt que des responsables politiques occupés à régler leurs comptes personnels.