24 septembre 2026
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Derrière l’écran, une réalité contrastée. Au Cameroun, les réseaux sociaux ne sont plus de simples outils de divertissement : ils structurent le quotidien d’une jeunesse connectée, avec ses promesses et ses zones d’ombre. Pour décrypter ce phénomène, des entrepreneurs, influenceurs et journalistes se sont réunis afin d’analyser en profondeur l’emprise du numérique sur la vie des jeunes Camerounais.

Un pouvoir ambivalent sur la jeunesse connectée

Ils informent, divertissent et rapprochent. Mais ils peuvent tout aussi bien manipuler, diviser ou exposer. Au Cameroun, les plateformes sociales occupent une place désormais incontournable dans le quotidien des jeunes. Entre opportunités d’apprentissage, entrepreneuriat numérique et liberté d’expression, elles ouvrent de nouvelles perspectives. C’est précisément ce double visage que les participants ont voulu analyser, en confrontant leurs expériences et leurs points de vue.

Les échanges ont mis en lumière la manière dont ces outils permettent de promouvoir des activités, de partager des savoirs, de toucher un large public et de fédérer des communautés. Plusieurs cas concrets ont montré que les réseaux sociaux peuvent favoriser l’expression des jeunes, soutenir des personnes marginalisées et générer des opportunités économiques.

Les failles d’un usage sans filtre

Mais les jeunes pointent aussi du doigt les principales dérives : dépendance, désinformation, piratage d’images et de contenus, comparaison sociale et surexposition de la vie privée. Certains intervenants ont déploré que de nombreux jeunes privilégient souvent des contenus purement divertissants, au détriment de contenus éducatifs ou inspirants.

Éducation aux médias : la clé d’un usage maîtrisé

Les invités ont insisté sur la nécessité d’une éducation numérique, d’une utilisation responsable et consciente des réseaux sociaux, ainsi que sur l’importance de développer un esprit critique face aux informations et aux contenus diffusés en ligne. Leur message principal : les réseaux sociaux ne sont ni bons ni mauvais en eux-mêmes. Tout dépend de la manière dont on les utilise.