
Un bras de fer institutionnel a opposé l’exécutif et la majorité parlementaire lors des débats sur la réforme constitutionnelle à l’Assemblée nationale sénégalaise. Les députés, suivant la ligne du Premier ministre Ousmane Sonko, ont adopté les amendements de la majorité dirigée par Pastef, rejetant ceux proposés par le gouvernement via le ministre de la Justice Me Moussa Sarr. Cette décision illustre les tensions croissantes entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre.
La commission technique, après près de huit heures de travail, a examiné la proposition de loi de révision constitutionnelle. Les débats ont rapidement pris l’allure d’un duel, avec d’un côté le gouvernement représenté par Me Moussa Sarr, porteur d’amendements, et de l’autre la majorité parlementaire déterminée à imposer sa propre version. Ce conflit met en lumière les divergences profondes au sein de l’exécutif sénégalais et la volonté de Sonko de verrouiller la réforme, quitte à marginaliser les propositions du chef de l’État.