24 juin 2026
72a404b3-640a-474c-86d3-c423a06e9f84

Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a déclaré mardi 23 juin qu’il se rendra prochainement dans la province de l’Ituri, située dans le nord-est du pays. Cette région est l’épicentre de la 17e épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola, officiellement déclarée le 15 mai dernier. Le chef de l’État entend ainsi suivre de près la situation sanitaire sur le terrain.

Un bilan qui s’alourdit

Selon les derniers chiffres officiels, plus de 1 048 personnes ont été contaminées, dont 267 sont décédées, soit un taux de létalité de 25,5 %. La maladie touche actuellement trois provinces de l’est de la RDC. Vingt cas, dont deux mortels, ont également été recensés en Ouganda voisin.

« Mon engagement est total »

« Je voudrais annoncer ma descente très prochaine dans la province de l’Ituri, sur les lieux mêmes de l’épidémie, pour faire le suivi personnellement. Mon engagement est total, comme vous pouvez l’imaginer », a affirmé Félix Tshisekedi lors d’une déclaration conjointe avec son homologue burundais Evariste Ndayishimiye, en visite officielle à Kinshasa. Aucune date précise n’a encore été communiquée.

Un virus difficile à combattre

L’épidémie actuelle est provoquée par le virus Bundibugyo, pour lequel il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique. Les vaccins existants ne sont efficaces que contre le virus Zaïre, responsable des précédentes grandes épidémies d’Ebola. Depuis cinquante ans, Ebola a causé plus de 15 000 décès en Afrique.

Une riposte sanitaire en retard

En Ituri, les mesures de riposte – isolement des malades et traçage des cas contacts – ont mis du temps à se mettre en place. Si les moyens sont progressivement renforcés, les hôpitaux locaux manquent encore d’équipements essentiels comme des protections ou du chlore, plus d’un mois après la déclaration officielle de l’épidémie.

Les centres de traitement Ebola, installés ces dernières semaines avec l’appui de l’Organisation mondiale de la santé et de plusieurs ONG, affichent déjà un taux d’occupation supérieur à 80 %. Les capacités de tests se sont améliorées, mais les organisations humanitaires internationales estiment que les bilans officiels sous-estiment la réalité. Selon elles, le pic de l’épidémie n’est pas encore atteint et la crise pourrait durer de six mois à un an. Le virus se transmet par contact avec les fluides corporels.