1 juillet 2026
29ee1720-9b23-49f4-a34b-50d0f1aa94a0

Préserver les manuscrits anciens du Mali : un programme de formation lancé par l’UNESCO et SAVAMA-DCI

30 juin 2026

Un vaste programme de renforcement des compétences a été officiellement lancé au Mali, dans le cadre du projet intitulé « Promouvoir la préservation et l’accessibilité du patrimoine documentaire africain en péril ». Ce programme comprend une série d’ateliers de formation dédiés aux manuscrits anciens du pays.

Porté par le Bureau de l’UNESCO à Bamako, en collaboration avec l’ONG SAVAMA-DCI, ce projet ambitionne de former plus de 70 personnes. Parmi elles figurent des agents de familles conservatrices de manuscrits, des étudiants et des chercheurs, tous réunis pour mieux protéger et mettre en valeur ce trésor culturel.

Les manuscrits anciens du Sahel, notamment ceux conservés au Mali, représentent une source exceptionnelle de connaissances et illustrent la profondeur historique et intellectuelle de l’Afrique. Confrontés aux risques des crises sécuritaires et des dérèglements climatiques, leur sauvegarde est aujourd’hui une urgence pour les autorités maliennes et leurs alliés.

C’est dans ce contexte que le projet actuel entend renforcer les résultats des initiatives antérieures et perfectionner les méthodes de conservation, d’accès et de mise en valeur de ce patrimoine documentaire menacé.

Le programme de formation se déroule en plusieurs ateliers complémentaires :

  • Le premier atelier, prévu du 29 juin au 1er juillet 2026, traite des méthodes de prospection et d’identification des manuscrits anciens. Les participants y apprendront à repérer, localiser et reconnaître les manuscrits dans les familles, bibliothèques et autres dépôts.
  • Le deuxième atelier, programmé du 2 au 4 juillet 2026, sera consacré aux techniques d’inventaire et de création de répertoires. Il permettra aux stagiaires de collecter, organiser et décrire les données sur les manuscrits, et de rédiger des notices descriptives normalisées.

Ces deux sessions, dont l’ouverture a été présidée le 29 juin 2026 par le représentant du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme, en présence du chef par intérim du bureau de l’UNESCO au Mali et du président exécutif de SAVAMA-DCI, couvriront l’ensemble de la chaîne de gestion des manuscrits anciens, de l’identification à la documentation systématique. Quinze agents issus de familles détentrices de manuscrits en bénéficieront directement.

« Le département de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme vous garantit son soutien permanent pour la bonne marche de ce projet et sera particulièrement attentif aux résultats et aux retombées attendus », a affirmé Mamadou Cissé, conseiller technique et représentant du ministre de la Culture.

Le chef du bureau de l’UNESCO au Mali, Ali-Mohamed Sinane, a pour sa part déclaré : « Préserver les manuscrits anciens, c’est protéger notre mémoire, notre identité et notre histoire partagée. C’est aussi léguer aux générations futures un héritage intellectuel d’une valeur inestimable. Je forme le souhait que ces ateliers soient féconds en échanges, en apprentissages et en engagement, et qu’ils apportent une contribution importante à la sauvegarde du patrimoine documentaire malien. »

À l’issue de ces deux ateliers, les participants sauront conduire des missions sur le terrain, identifier avec précision les manuscrits, les décrire et participer à leur insertion dans des systèmes d’inventaire organisés.

Ce programme de formation, qui se poursuivra dans les mois à venir à destination des étudiants et des chercheurs autour de l’édition critique et de la traduction des manuscrits, constitue une avancée majeure dans le renforcement des compétences nationales pour la protection et la valorisation des manuscrits anciens au Mali.

À travers ces ateliers, l’UNESCO et ses partenaires, en particulier le gouvernement du Japon, renouvellent leur engagement en faveur de la protection du patrimoine documentaire africain. L’objectif est à la fois de sauvegarder ces trésors pour l’avenir et de les faire reconnaître par le public comme un patrimoine culturel d’importance historique.