14 mai 2026
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premier meeting du cncc à Lomé : l’opposition togolaise se mobilise contre la réforme constitutionnelle

Dans un contexte politique marqué par des tensions persistantes, l’opposition togolaise a marqué un tournant décisif ce samedi 9 mai à Lomé. Le Cadre national de concertation pour le changement au Togo (CNCC) a organisé son tout premier rassemblement public, bringing together quatre partis politiques d’opposition ainsi que plusieurs organisations de la société civile. Cet événement historique vise à relancer la contestation contre la Constitution togolaise de 2024, perçue par les opposants comme un outil permettant au président Faure Gnassingbé de consolider indéfiniment son pouvoir.

premier meeting du cncc à Lomé : l'opposition togolaise se mobilise contre la réforme constitutionnelle

une mobilisation inédite contre la réforme constitutionnelle

Le CNCC, fraîchement créé, a tenu son premier meeting dans la capitale togolaise pour dénoncer la réforme constitutionnelle adoptée en 2024. Cette nouvelle Constitution, critiquée par l’opposition, supprime l’élection du chef de l’État au suffrage universel direct et instaure un régime parlementaire. Désormais, la plus haute fonction de l’État est celle de président du Conseil, actuellement occupée par Faure Gnassingbé lui-même. Pour les opposants, cette réforme représente une forfaiture et une tentative de verrouillage du pouvoir.

David Dosseh, porte-parole du Front citoyen Togo debout (FCTD), a déclaré : « Il était essentiel pour le peuple togolais de montrer qu’il reste debout et qu’il refuse cette manipulation constitutionnelle. Nous entrons dans une phase de remobilisation pour défendre nos droits. »

des voix de l’opposition s’élèvent

Plusieurs figures de l’opposition ont pris la parole lors de ce meeting, dont Jean-Pierre Fabre, président de l’Alliance nationale pour le changement (ANC). Il a dénoncé la détention récente de l’activiste et poète Honoré Sitsopé Sokpor, alias Affectio, écroué à nouveau début mai après une libération conditionnelle. « C’est une détention arbitraire, une nouvelle preuve d’acharnement contre les critiques du régime. », a-t-il affirmé. Le CNCC a réaffirmé sa détermination à lutter contre ces pratiques et à porter la voix des citoyens togolais.

pourquoi cette réforme constitutionnelle divise-t-elle ?

  • Elle supprime l’élection du président au suffrage universel direct, remplaçant ce système par un régime parlementaire.
  • Le poste de président du Conseil, nouvelle fonction suprême, est actuellement occupé par Faure Gnassingbé.
  • L’opposition craint une concentration du pouvoir et une remise en cause des libertés démocratiques.
  • Les rassemblements publics de l’opposition étaient devenus rares au Togo, le dernier datant de plus d’un an.

Ce premier meeting du CNCC pourrait bien marquer le début d’une nouvelle dynamique de contestation au Togo, alors que la société civile et les partis d’opposition appellent à une mobilisation élargie pour défendre les principes démocratiques.