2 août 2026
268978bc-5d82-4e2f-8a19-38a77102ebdf

paul biya : l’absence prolongée du président camerounais alimente les débats

paul biya : l'absence prolongée du président camerounais alimente les débats

Deux mois sans voir le président camerounais à l’œuvre : une durée inédite, huit mois après son investiture pour un huitième mandat. Une situation qui, bien que légale, soulève des questions légitimes parmi la population.

Benoit Ndong Soumeth, ministre chargé de mission à la Présidence, tente de rassurer : « Une population peut ressentir le besoin de savoir ce qui arrive à son dirigeant. Le ministre directeur du Cabinet civil a répondu que tout va bien. Sa réponse est la plus valable pour rassurer tout le monde. Il n’y a aucun problème. Nous ne sommes pas en situation d’exception ni d’urgence », déclare-t-il.

Cependant, Roger Justin Noah, secrétaire général adjoint numéro un et secrétaire national à la communication par intérim du parti d’opposition MRC de Maurice Kamto, y voit un manque de transparence inacceptable. Pour lui, l’absence prolongée du chef de l’État en Europe révèle un manque de respect envers les Camerounais.

« Le peuple camerounais mérite des explications »

« Pourquoi avoir manipulé le processus électoral pour s’absenter des semaines entières hors du pays ? Si des problèmes de santé expliquent cette longue absence, le peuple camerounais doit en être informé. Il n’est pas acceptable de maintenir une telle ambiguïté autour de l’état de santé du président de la République ».

Publicité
Publicité

Cabral Libii, troisième à la dernière présidentielle, adopte un point de vue différent. Pour lui, la priorité n’est pas l’absence du président, mais l’avenir politique du pays. « Je considère qu’il n’y a pas de différence majeure entre son séjour à l’étranger et une présence au Cameroun. Sur le plan juridique, le Cameroun traverse actuellement un vide institutionnel. À l’approche des législatives et municipales, je recommande à tous de voter massivement contre ce régime », affirme-t-il.

Le député du PCRN mise sur un renversement politique pour faire évoluer les lois encadrant les déplacements du chef de l’État.