Le président Bassirou Diomaye Faye a officialisé la nomination d’Ousmane Diagne à la présidence du Conseil constitutionnel du Sénégal. Ce décret, publié en juillet, marque un tournant institutionnel dans le pays. L’ancien ministre de la Justice succède ainsi à Mamadou Badio Camara, décédé en fonction.
Cette décision survient après que la haute juridiction ait validé la réforme de la Constitution sénégalaise, adoptée par l’Assemblée nationale. Une approbation qui renforce la position du chef de l’État, ayant saisi lui-même les Sages pour trancher cette question.
Cependant, cette nomination et la validation de la réforme constitutionnelle ont suscité des réactions contrastées. En effet, le Pastef, parti politique dirigé par Ousmane Sonko, à l’origine de la révision, considère cette décision comme un échec stratégique.
Rappelons que le Conseil constitutionnel joue un rôle central dans le système judiciaire sénégalais. Ses missions principales incluent le contrôle de la conformité des lois avec la Constitution, l’examen des litiges électoraux et la garantie de la régularité des scrutins nationaux.