7 septembre 2026
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Ousmane Diagne prend les rênes du Conseil constitutionnel du Sénégal

Ousmane Diagne nouvellement installé à la présidence du Conseil constitutionnel du Sénégal

Nommé par décret présidentiel en juillet 2026, Ousmane Diagne succède à Mamadou Badio Camara, dont le décès en avril 2025 avait laissé l’institution vacante pendant plus d’un an.

Ousmane Diagne a officiellement prêté serment ce mardi 11 août 2026 lors d’une cérémonie solennelle, marquant ainsi son installation à la tête du Conseil constitutionnel. Ce magistrat chevronné, dont la nomination avait été officialisée par le décret n° 2026-1318 signé par le président Bassirou Diomaye Faye, reprend les fonctions autrefois occupées par Mamadou Badio Camara, décédé à Dakar le 10 avril 2025.

Son parcours au sein de l’appareil judiciaire sénégalais est marqué par des responsabilités majeures : procureur général près la Cour d’appel de Dakar, premier avocat général auprès de la Cour suprême, et procureur de la République. Il a également exercé les fonctions de ministre de la Justice et Garde des Sceaux sous la direction du Premier ministre Ousmane Sonko, avant d’être désigné à la présidence du Conseil constitutionnel.

La désignation d’Ousmane Diagne respecte scrupuleusement les critères légaux encadrant cette institution. Les textes en vigueur réservent cette fonction à un magistrat ayant occupé des postes clés comme celui de premier président ou de procureur général de la Cour suprême, voire de président de chambre. Cette exigence s’étend également aux professeurs de droit, aux inspecteurs généraux d’État ou aux avocats justifiant d’au moins vingt ans d’expérience.

Un rôle central pour la démocratie sénégalaise

Le Conseil constitutionnel, désormais présidé par Ousmane Diagne, joue un rôle essentiel dans le paysage institutionnel du Sénégal. Ses principales missions consistent à veiller au respect de la Constitution, à contrôler la conformité des lois adoptées par le Parlement et à garantir la régularité des scrutins électoraux. Une mission d’autant plus cruciale dans un contexte où la transparence et l’intégrité des processus démocratiques sont au cœur des débats publics.

Avec cette installation, le Sénégal renforce la continuité de ses institutions, après une période d’incertitude consécutive au départ de son prédécesseur. La nomination d’Ousmane Diagne, figure respectée du monde judiciaire, envoie un signal fort quant à la stabilité et à la rigueur des institutions nationales.