14 juillet 2026
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ONU : la RDC pointe le rôle des minerais dans les conflits à l’est du pays

Une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU

Lors d’une séance au Conseil de sécurité, Thérèse Kayikwamba Wagner, ministre des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo, a mis en lumière l’importance de renforcer la traçabilité des ressources naturelles plutôt que d’imposer de nouvelles obligations internationales. Elle a insisté sur le fait que l’objectif n’est pas de créer un cadre minier global ni de contester la souveraineté des États sur leurs propres richesses.

Elle a rappelé que le groupe armé M23 contrôle une part significative de la production de coltan dans la région de Rubaya, soulignant la nécessité d’appliquer la résolution 2773 concernant l’est du pays. La France a appuyé cette position, appelant à des mécanismes plus stricts de traçabilité et de sanctions pour limiter l’exploitation illégale des minerais.

Des positions divergentes parmi les grandes puissances

Les États-Unis ont pour leur part mis l’accent sur la sécurisation des approvisionnements en minerais stratégiques et les investissements dédiés à ce secteur. La Chine, en revanche, a défendu le respect absolu de la souveraineté des États et rejeté toute politisation du débat sur la gouvernance des ressources.

La Russie a adopté une posture encore plus radicale en niant l’existence de lacunes dans les normes internationales. Selon Moscou, les conflits dans la région trouvent leur origine dans l’instabilité politique et les interférences extérieures, bien plus que dans l’absence de régulations mondiales.

Ces échanges ont révélé des divergences profondes entre les grandes puissances sur la manière de gérer la gouvernance des ressources naturelles à l’échelle internationale.