14 juillet 2026
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L’essentiel en bref

  • Dates clés : La Conférence économique africaine s’est déroulée du 10 au 12 juillet 2026 à Abidjan, en Côte d’Ivoire
  • Création historique : Lancement du Réseau africain des économistes en chef (ACE-Network) le 12 juillet
  • Participants : Plus de 4 000 experts ont suivi les débats en ligne sur trois jours
  • Organisateurs : La Banque africaine de développement, le PNUD et l’OCDE ont co-organisé l’événement

Abidjan, ville phare de l’Afrique de l’Ouest, a abrité du 10 au 12 juillet 2026 la Conférence économique africaine (AEC). Organisée par la Banque africaine de développement, le Programme des Nations unies pour le développement et l’Organisation de coopération et de développement économiques, cette rencontre a réuni des milliers de participants autour du thème « Renforcer l’action géopolitique et la résilience commerciale de l’Afrique dans un monde multipolaire ».

Souleymane Diarrassouba, ministre ivoirien du Plan et du Développement, a lancé officiellement les travaux. Les échanges, suivis par plus de 4 000 participants en ligne, ont permis d’aborder les enjeux majeurs du continent.

Naissance du Réseau africain des économistes en chef

La dernière journée de la conférence a marqué un tournant avec la création du Réseau africain des économistes en chef (ACE-Network). Cette plateforme a pour objectif de structurer l’expertise économique africaine et d’harmoniser les stratégies publiques face aux défis globaux.

Le professeur Kevin Urama, vice-président de la Banque africaine de développement, a insisté sur la nécessité pour l’Afrique de consolider ses systèmes de savoir pour influencer l’ordre financier international. Ce réseau vise à proposer des solutions adaptées aux défis complexes du continent, notamment dans un contexte de fragmentation géopolitique accrue.

Vers une autonomie économique africaine

Les intervenants ont souligné l’urgence de privilégier la transformation locale des ressources plutôt que leur exportation brute. Ahunna Eziakonwa, directrice du Bureau régional pour l’Afrique du PNUD, a affirmé que la puissance économique propre de l’Afrique représente son principal atout géopolitique.

Raymond Gilpin, économiste en chef au PNUD Afrique, a alerté sur les incertitudes mondiales qui continueront de tester la résilience des institutions africaines. Marie-Laure Akin-Olugbade, vice-présidente principale du Groupe de la Banque africaine de développement, a appelé à concrétiser les recommandations de la conférence par des mesures tangibles.

Abidjan, un hub économique incontournable

Abidjan, qui abrite le siège de la Banque africaine de développement depuis 2014, s’impose comme un centre névralgique des débats économiques africains. La capitale économique ivoirienne joue un rôle clé dans les discussions sur l’avenir du continent.

La Côte d’Ivoire, première économie de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, mise sur des infrastructures performantes et la valorisation locale de ses ressources, comme le cacao, pour stimuler sa croissance.

Souveraineté économique et commerce intra-africain

Les débats ont mis en lumière la nécessité de dynamiser les échanges entre pays africains, freinés par des barrières tarifaires et des infrastructures limitées. Plutôt que de s’aligner sur des blocs extérieurs, les participants ont plaidé pour une prise de décision économique souveraine.

Les conclusions adoptées les 12 et 13 juillet appellent à la construction d’une Afrique résiliente et prospère, capable de peser dans les négociations commerciales mondiales. Le Réseau africain des économistes en chef est présenté comme l’outil idéal pour traduire cette vision en politiques concrètes à l’échelle continentale.