1 octobre 2026
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Depuis le 31 août, le journaliste nigérien Moussa Kaka reste introuvable. Alioune Tine, ancien expert onusien des droits de l’homme et fondateur du groupe de réflexion Afrikajom, dénonce une « disparition forcée » et fustige « la totale indifférence de la communauté africaine et internationale ». Il appelle à une mobilisation urgente de l’opinion africaine et des organisations qui la représentent.

Une disparition qui ne dit pas son nom

Le cas de Moussa Kaka illustre une dérive préoccupante : l’arrestation d’un professionnel des médias sans motif rendu public. Alioune Tine, figure sénégalaise de la défense des droits humains, ne mâche pas ses mots. Pour lui, « absolument rien ne justifie son arrestation ». Il pointe du doigt l’absence de réaction des institutions africaines et internationales face à ce qu’il qualifie de disparition forcée.

Un silence assourdissant

L’ancien expert de l’ONU regrette que ni la communauté africaine ni la scène internationale n’aient élevé la voix. Ce mutisme, selon lui, envoie un signal dangereux aux régimes qui bafouent la liberté de la presse. Alioune Tine insiste : la mobilisation doit venir en premier lieu des Africains eux-mêmes, via leurs organisations représentatives.

Afrikajom : un think tank en première ligne

Fondé par Alioune Tine, Afrikajom Center est un groupe de réflexion consacré à la démocratie et à la sécurité en Afrique. Son fondateur y conduit un combat constant pour les libertés publiques. Dans le dossier Moussa Kaka, il réclame une enquête indépendante et la libération immédiate du journaliste.

L’appel à la mobilisation

Alioune Tine exhorte les organisations panafricaines et la société civile à sortir de leur torpeur. Il estime que seule une pression collective peut faire bouger les lignes. Pour lui, l’opinion africaine a un rôle décisif à jouer : interpeller, alerter, ne pas laisser l’oubli s’installer.

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