
La décision est tombée le 17 septembre : l’intégralité des stewards et hôtesses affectés à la liaison Dakar-Paris a été écartée, le temps qu’une enquête interne établisse les responsabilités. Une source au sein de la compagnie confirme cette mise à pied collective, révélant au grand jour une affaire qui secoue le transport aérien sénégalais.
Des soupçons de convoyage rémunéré au cœur du dossier
Ce qui est reproché à ces membres d’équipage ? Avoir accepté de transporter des colis contre paiement, une pratique communément appelée « GP » et formellement interdite par Air Sénégal. Certains auraient perçu une somme au kilo pour acheminer des marchandises. À ce stade, la nature exacte du contenu transporté n’a pas été divulguée par la compagnie, qui reste silencieuse sur ce point.
Un remplacement assuré par un partenaire géorgien
Pour maintenir la desserte entre la capitale française et la capitale sénégalaise, Air Sénégal a fait appel à la compagnie privée MyWay. Ce sont donc des équipages et un appareil géorgiens qui opèrent désormais le vol, soulignant l’urgence de la solution adoptée.
Une image déjà fragilisée et des finances sous tension
Cette affaire intervient dans un contexte délicat pour Air Sénégal, régulièrement pointée du doigt pour la qualité de son service. La compagnie traverse par ailleurs de sérieuses difficultés financières : plusieurs de ses aéronefs ont été saisis, et c’est un Boeing loué à MyWay qui assure aujourd’hui la liaison. Une situation qui alimente les interrogations sur l’avenir de la compagnie et la confiance des voyageurs.





