
Derrière l’annonce d’un simple partenariat universitaire se cache une ambition stratégique de long terme. Le 15 septembre 2026, le Sèmè City Institute of Technology (SCITI) et l’Université de Reims Champagne-Ardenne (URCA) ont scellé une convention qui donne naissance au Master « Ingénierie de conception – parcours Ingénierie durable ». Un intitulé technique, mais un enjeu bien plus large : celui de l’autonomie industrielle du Bénin.
Une première pierre posée par le SCITI
Il s’agit ni plus ni moins du premier programme de niveau Master porté par le SCITI, l’école d’ingénieurs adossée au pôle national d’innovation Sèmè City. La coopération entre l’État béninois et l’établissement français aboutit à un diplôme à dimension internationale, pensé pour former sur place une nouvelle génération de cadres techniques.
Le cursus embrasse l’intégralité du cycle de vie des produits et des infrastructures. Les apprenants seront formés à intégrer des exigences environnementales, économiques et de performance dès la modélisation théorique.
Un diplôme international comme levier
En adossant ce Master à une université française, le Bénin ne se contente pas d’importer un savoir-faire : il pose les bases d’un vivier d’ingénieurs capables de répondre aux besoins du marché local.
Des concepteurs plutôt que des exécutants : le vrai objectif
L’initiative s’inscrit dans la politique de transformation économique et industrielle du pays. Pendant des décennies, la sous-région a importé technologies et expertises pour ses grands chantiers. Désormais, l’ambition affichée est de disposer d’ingénieurs aptes à concevoir des solutions taillées pour les réalités locales.
Le but est clair : renforcer le capital humain indispensable au développement des zones industrielles, à l’image de la Zone Économique Spéciale de Glo-Djigbé (GDIZ), et positionner le Bénin parmi les hubs d’innovation technologique d’Afrique de l’Ouest.






