Une nouvelle unité industrielle a été inaugurée à Bangou, dans la région de l’Ouest du Cameroun, marquant une étape clé dans la stratégie d’exportation agroalimentaire via la ZLECAf.
Le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, a officiellement lancé les activités de l’usine de transformation des ressources agro-alimentaires de Bangou le vendredi 26 juin 2026. Il était accompagné du ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Gabriel Mbairobe, ainsi que de nombreuses autorités et populations locales.
Construite sur un terrain de trois hectares mis à disposition par l’État camerounais, cette installation appartient à la société META INVEST, propriétaire de la marque Denky. Sa capacité annuelle atteint 5 200 tonnes, avec cinq produits de grande consommation à base de maïs, de pomme de terre et de fruits de la région.
Lisette Claudia Tame Soumedjong, promotrice et directrice générale de META INVEST, vise une commercialisation dans les 360 arrondissements du Cameroun, puis dans la sous-région et sur l’ensemble du marché continental de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Le projet prévoit la création de plus de 100 emplois directs et environ 450 emplois indirects.
Cette réalisation s’ajoute à d’autres succès de l’entrepreneure : l’usine de transformation du cacao de Mbankomo, inaugurée en janvier 2025, et celle de Dimako, dans l’Est, en novembre 2025.
« Cette opération s’inscrit dans la politique de transformation structurelle de notre économie voulue par le chef de l’État, Paul Biya, avec pour base l’industrialisation via la transformation locale des matières premières agricoles », a déclaré le ministre du Commerce. Il a souligné que cette unité participe à la fois à la politique d’import-substitution et à l’aménagement du territoire.
Mbarga Atangana a également mis en avant l’importance de cette usine dans le cadre de la ZLECAf, qui transforme l’Afrique en un marché unique de 1,3 milliard de consommateurs. « Grâce à cette usine, les produits de Bangou pourront être consommés partout en Afrique », a-t-il ajouté, évoquant les retombées : développement de l’agriculture de seconde génération, emplois pour les jeunes, formation, partage des richesses, conquête de marchés de niche et valorisation du label « Made in Cameroon ».