9 juin 2026
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Deux membres influents de l’ex-Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP) au Tchad, Me Bidi Valentin et Bombay Kelo, viennent d’être libérés sous contrôle judiciaire en raison de leur état de santé dégradé. Condamnés à huit ans d’emprisonnement ferme en mai dernier pour des motifs liés à des troubles à l’ordre public et à la détention illégale d’armes, leur libération provisoire marque un tournant dans cette affaire judiciaire.

Une décision motivée par des impératifs sanitaires

Me Adoum Moussa, porte-parole du collectif d’avocats défendant Me Bidi Valentin et Bombay Kelo, a confirmé que leur mise en liberté intervient après évaluation de leur état de santé. « Ces deux personnalités, toutes deux âgées, souffrent de pathologies multiples nécessitant une prise en charge médicale urgente », a-t-il expliqué. Le parquet de N’Djamena a acté cette décision en reconnaissant l’urgence de la situation.

Cette mesure reste temporaire et ne remet pas en cause la condamnation initiale. Les deux hommes devront se soumettre aux obligations liées à leur libération conditionnelle, sous peine de voir leur peine exécutée.

Un collectif engagé pour la santé des autres détenus

Leur avocat a également révélé que des démarches similaires sont en cours pour d’autres membres du GCAP incarcérés, dont certains présentent des problèmes de santé. « Nous œuvrons pour que d’autres détenus dans un état critique bénéficient eux aussi d’une libération provisoire pour raisons médicales », a-t-il précisé. Ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie globale visant à protéger les droits des prisonniers vulnérables.

Appel en cours pour contester la condamnation

Le collectif d’avocats n’a pas abandonné la bataille judiciaire. « Nous avons interjeté appel de la décision rendue par le tribunal de N’Djamena. L’affaire sera désormais examinée par la cour d’appel, qui devra statuer sur le bien-fondé des condamnations », a indiqué Me Adoum Moussa. Cette procédure pourrait aboutir à une révision des peines ou à leur annulation pure et simple.

Rappelons que les dirigeants du GCAP avaient été condamnés en mai pour leur participation présumée à une rébellion et à des activités considérées comme subversives. Leur libération conditionnelle, bien que temporaire, ouvre une nouvelle phase dans ce dossier politique et judiciaire qui secoue le Tchad depuis plusieurs mois.