28 juillet 2026
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Lansana Gagny Sakho fustige Ousmane Sonko : « il n’a jamais servi la République »

Lansana Gagny Sakho lors d'une intervention publique

Après le changement politique, il a refusé une haute fonction dans le secteur de l’eau et de l’assainissement, préférant rester fidèle à ses valeurs républicaines.

Un revirement politique motivé par l’attachement aux institutions

Ancien proche collaborateur d’Ousmane Sonko et désormais membre actif du parti Kiiraay, dirigé par le président Bassirou Diomaye Faye, Lansana Gagny Sakho a récemment livré une critique acerbe à l’encontre de son ancien mentor. Invité dans une émission matinale, le président du Conseil d’administration de l’APIX a détaillé les raisons de sa rupture avec Sonko tout en défendant son choix de soutenir les institutions démocratiques.

Une décision prise dans l’intérêt supérieur du pays

Lansana Gagny Sakho a expliqué avoir rejoint le mouvement politique de Sonko à l’époque en raison des personnalités qui en faisaient partie. Après l’alternance politique, il a décliné une offre de nomination à la tête du secteur de l’eau et de l’assainissement. « J’ai refusé ce poste pour ne pas trahir mes principes. Cette décision m’a permis de préserver mon intégrité et de servir la République », a-t-il déclaré. Pour lui, ce choix reflète un engagement profond en faveur des valeurs institutionnelles.

Sonko et l’ombre des divisions institutionnelles

L’ancien allié de Sonko reproche au leader de Pastef de n’avoir « jamais choisi la République », l’accusant d’avoir contribué à fragiliser les institutions par ses déclarations publiques. Il cite notamment une intervention de Sonko lors d’un déplacement présidentiel aux États-Unis et en Chine, où ce dernier avait critiqué le manque d’autorité de l’État — des propos qu’il jugeait particulièrement malvenus et embarrassants pour le chef de l’État.

Pour Lansana Gagny Sakho, le véritable engagement politique se mesure à l’aune du respect des institutions et de l’amélioration de leur fonctionnement. Bien qu’il reconnaisse que des tensions ont pu exister des deux côtés, il souligne les progrès réalisés, en particulier dans le domaine judiciaire.

La justice sénégalaise, un pilier selon Lansana Gagny Sakho

Il est revenu sur les remaniements au ministère de la Justice, évoquant les déclarations de l’ancien garde des Sceaux, Ousmane Diagne, qui affirmait ne pouvoir être manipulé. Selon lui, cette rotation visait à placer un ministre plus malléable afin d’influencer les magistrats. « On a tenté de manipuler les magistrats, mais ils ne sont pas des pantins », a-t-il affirmé, soulignant que la réalité du pouvoir diffère souvent des perceptions véhiculées depuis l’opposition.