7 septembre 2026
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Le président du Conseil provincial du Borkou, Ahmat Bedei Toullomi, a été placé en garde à vue hier en fin de journée à N’Djamena. Il a été transféré vers les locaux de la Coordination générale de la Police judiciaire, selon des sources proches des autorités.

L’interpellation a été menée dans l’enceinte de l’hôtel La Résidence, peu avant dix-sept heures. Cette mesure s’inscrit dans le cadre d’une enquête ouverte après le dépôt d’une plainte pour diffamation et propos injurieux.

D’après les éléments du dossier examinés, la plainte a été déposée par Goudje Gueillet Hemchi et Kodou Omari. Ceux-ci accusent Ahmat Bedei Toullomi d’avoir relayé sur les réseaux sociaux des allégations les impliquant dans un trafic de cocaïne au Tchad.

Les deux plaignants rejettent catégoriquement ces affirmations, qu’ils qualifient de « dénuées de tout fondement et malveillantes ». Ils estiment que ces publications ont gravement porté atteinte à leur image et à leur crédibilité.

Un mandat d’amener, émis le 4 août 2026 par le parquet du Tribunal de grande instance de N’Djamena, visait Ahmat Bedei Toullomi afin qu’il réponde des accusations portées à son encontre.

Les autorités judiciaires avaient préalablement tenté à plusieurs reprises de le convoquer, sans obtenir de réponse. Après plus d’une semaine sans réaction, les forces de l’ordre ont décidé de procéder à son interpellation pour garantir la poursuite des investigations.

Quelques instants après son arrestation, un message a été posté sur sa page Facebook à 17h10 : « Le Maréchal est-il avec nous ou les trafiquants sont-ils au-dessus des lois ? On m’a enlevé. »

Ainsi, cette mesure s’inscrit strictement dans le cadre d’une procédure judiciaire en cours.