7 septembre 2026
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La première édition de la Commission mixte de coopération entre le Burkina Faso et le Burundi s’est conclue ce jeudi à Bujumbura, couronnée par la signature de 14 accords bilatéraux dans des domaines clés pour l’avenir des deux nations.

Après plusieurs jours de négociations intensives, les délégations burkinabè et burundaises ont finalisé des instruments juridiques ambitieux, couvrant des secteurs stratégiques pour leur développement respectif. Les documents ont été paraphés en grande pompe par les ministres des Affaires étrangères des deux pays lors de la cérémonie de clôture.

Signature d'accords entre le Burkina Faso et le Burundi

Les accords portent sur des secteurs essentiels comme l’agriculture, l’élevage et la sécurité, mais aussi sur des enjeux sociaux cruciaux : protection civile, santé, emploi, travail et protection sociale. La coopération s’étend également à la jeunesse, au sport et aux loisirs, illustrant la volonté des deux pays de concrétiser une collaboration multidimensionnelle.

Une avancée majeure pour la mobilité et l’éducation

Parmi les annonces marquantes, les deux nations ont décidé de supprimer les visas pour leurs ressortissants, quel que soit le type de passeport détenu. Un pas significatif vers une intégration plus poussée des populations.

D’autres accords concernent la prévention des risques naturels et la gestion des catastrophes, l’enseignement technique et professionnel, ainsi que la reconnaissance mutuelle des diplômes et des permis de conduire. Ces mesures visent à renforcer l’autonomie et la sécurité des citoyens des deux pays.

Coopération renforcée entre le Burkina Faso et le Burundi

Cette première Commission mixte marque un tournant dans une collaboration établie depuis près de trente ans entre les deux pays. Les autorités des deux nations ont insisté sur la nécessité de passer des engagements théoriques à des réalisations concrètes au service des populations.

Un appel à l’action immédiate

Le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a souligné l’importance de traduire rapidement ces accords en actions. « Ce n’est qu’un début, une étape vers une mise en œuvre rigoureuse et efficace. Notre objectif est clair : transformer ces textes en projets concrets pour améliorer le quotidien des Burkinabè et des Burundais », a-t-il déclaré.

Son homologue burundais, Édouard Bizimana, a quant à lui mis l’accent sur la nécessité de renforcer les échanges économiques et les investissements entre les deux pays. Il a insisté sur l’importance de développer les partenariats entre les secteurs privés, de faciliter la circulation des biens et des services, et de promouvoir les opportunités économiques communes.

Vers un partenariat Sud-Sud exemplaire

Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une dynamique impulsée par les présidents Ibrahim Traoré du Burkina Faso et Évariste Ndayishimiye du Burundi. Les deux pays affichent une ambition claire : faire de leur coopération un modèle de partenariat Sud-Sud, fondé sur la solidarité, la confiance mutuelle et la paix.

Pour garantir le suivi des engagements, les deux parties ont décidé de mettre en place des comités sectoriels dédiés, chargés de superviser la mise en œuvre des accords et d’en évaluer les résultats.