24 juillet 2026
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Alors que les tensions au Moyen-Orient alimentent une hausse des prix des produits alimentaires à l’international, la Mauritanie met en place une campagne de surveillance renforcée pour éviter que cette tendance ne se répercute localement. Les autorités ont déployé des équipes dédiées dans la capitale, Nouakchott, avant d’étendre leur action à l’ensemble du pays.

Cette initiative vise à protéger les consommateurs en garantissant la stabilité des prix des denrées essentielles comme le riz, l’huile et le sucre. Les agents inspecteurs ont pour mission de suivre les stocks disponibles, de renforcer la transparence des transactions et de traquer les pratiques frauduleuses qui pourraient fausser le marché.

Sur le terrain, les acteurs économiques se montrent rassurants. Aissata Bâ, spécialisée dans la vente de produits importés comme le Kadi (bouillon), le jedida (beurre) ou le delia (chocolat), confirme : « Nous n’avons pas augmenté nos prix jusqu’à présent ». De son côté, la consommatrice Fatimetou mint Ahmed observe une absence de hausse sur les denrées de base, malgré certaines rumeurs inquiétantes.

Mohamed ould Bouh, commerçant expérimenté, partage ce constat : « Le marché reste calme, avec des prix stables et aucune tension particulière ». Une situation qui contraste avec les craintes d’une flambée des coûts, souvent évoquée dans un contexte géopolitique instable.

Pour renforcer cette dynamique, les autorités n’hésitent pas à sanctionner les commerçants indélicats. Fin mars, le Premier ministre Mokhtar Ould Diay a annoncé la fermeture de dizaines de commerces en infraction, assortie d’amendes, dans le cadre d’une politique de rigueur contre les abus et les hausses de prix arbitraires.