Le gouvernement gabonais a officiellement lancé les travaux des conférences budgétaires à Libreville, un rendez-vous incontournable pour élaborer le budget de l’État pour 2027. Ces rencontres, annoncées par un communiqué gouvernemental, s’inscrivent dans une démarche de transparence et de rigueur financière.
Un processus structuré en deux phases distinctes
Conformément à la circulaire n°000245/PR/SG du 31 mars 2026, qui définit le calendrier d’élaboration des lois de finances, ces conférences se divisent en deux étapes clés. La première phase, baptisée ministérielle, se déroule du 14 au 17 juillet. Elle sera suivie, du 20 au 24 juillet, par une phase technique réunissant les acteurs des ministères et les experts des administrations publiques.
Des discussions centrées sur l’équilibre budgétaire
Lors de ces assises, les participants examineront la pertinence des prévisions de recettes et la viabilité des dépenses envisagées. L’objectif est clair : garantir la solidité du futur budget 2027 en s’appuyant sur des projections réalistes et une gestion saine des finances publiques. Les responsables de programme des ministères, les opérateurs étatiques et les services de la Direction générale du budget et du Commissariat général au plan et au développement y prendront part activement.
Ces échanges permettront également d’évaluer les besoins de financement des administrations et de préparer les arbitrages nécessaires pour un budget « sincère, réaliste et soutenable », comme l’a souligné le communiqué officiel. Dans un contexte économique exigeant, les autorités gabonaises misent sur une meilleure mobilisation des ressources publiques et une optimisation des dépenses.

Une feuille de route alignée sur les priorités nationales
Les discussions s’articulent autour des orientations du Plan national de croissance et de développement (PNCD) 2026-2030. Elles intègrent également les enseignements tirés du débat d’orientation budgétaire du 27 juin et des échanges parlementaires sur la loi de finances rectificative 2026. Ces travaux s’appuient aussi sur les engagements pris lors de la conférence des chefs d’État de la CEMAC, tenue à Brazzaville en janvier 2026.
Les choix budgétaires devront refléter les priorités fixées par le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema, notamment celles énoncées lors de son discours sur l’état de la Nation du 15 juin 2026 devant le Parlement.
Un budget 2026 ajusté pour plus de réalisme
L’exercice 2026 a été marqué par une révision à la baisse du budget initial. La loi de finances rectificative l’a fixé à 5 495,2 milliards de francs CFA, contre une prévision initiale de 6 358,2 milliards. Cette réduction de 862,9 milliards de francs CFA illustre une adaptation aux contraintes économiques et une volonté de maîtriser les dépenses publiques.
Le budget 2026 a priorisé les investissements dans les infrastructures, le renforcement des politiques sociales et la consolidation des finances publiques, dans un contexte de transition économique et institutionnelle.
Un ministre à la manœuvre pour garantir la cohérence des travaux
Thierry Minko, ministre de l’Économie, supervise ces conférences. Il a appelé à ce que les propositions issues de ces travaux s’alignent sur le document de cadrage macroéconomique et budgétaire 2027-2029. Son objectif : assurer que l’action publique réponde aux priorités nationales définies par les autorités.