7 septembre 2026
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Face à l’escalade des propos blessants et diffamatoires attribués à certains activistes gabonais vivant hors des frontières nationales, Geoffroy Foumboula Libeka Makosso trace une ligne rouge entre liberté d’expression et excès verbaux. Lors d’une conférence de presse tenue à Libreville, ce leader de la société civile a fermement condamné les attaques récentes visant le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, ainsi que les membres de sa famille proche. Il interpelle en parallèle les autorités sur leur relation avec ces figures controversées et plaide pour une réponse judiciaire systématique dès lors que des infractions sont avérées, plutôt qu’une simple réaction médiatique.

Le débat démocratique, même vif, ne doit pas basculer dans l’injure ou la calomnie. C’est le message central porté par Geoffroy Foumboula Libeka Makosso face aux déclarations attribuées à un activiste connu sous le pseudonyme de Lanlaire. Pour lui, la contestation politique perd toute légitimité lorsqu’elle s’attaque directement au chef de l’État ou à son entourage familial.

La liberté d’expression n’autorise ni l’insulte ni la diffamation

Pour Geoffroy Foumboula Libeka Makosso, l’engagement citoyen se construit par des actions concrètes : plaidoyer, prises de position publiques et, si nécessaire, recours aux tribunaux. « Être en désaccord ne signifie pas insulter son adversaire », rappelle-t-il. Il insiste sur l’importance de distinguer la critique légitime des institutions de la simple injure, soulignant que les propos outrageants ne relèvent pas de la liberté d’expression, mais constituent des délits sanctionnés par la loi.

Il rappelle que la restauration de l’ordre constitutionnel passe par le respect strict des règles de droit. Si une période de transition a pu favoriser une forme de réconciliation avec certains compatriotes de la diaspora, cette ouverture ne doit pas être interprétée comme une immunité permanente. « L’insulte, la diffamation ou l’outrage sont des délits qui doivent être sanctionnés », martèle-t-il, en condamnant avec fermeté les propos attribués à Lanlaire à l’encontre du président et de sa famille.

Des liens troubles entre le pouvoir et les activistes de la diaspora

Geoffroy Foumboula Libeka Makosso étend sa critique aux autorités, qu’il accuse de maintenir des relations ambiguës avec certains activistes de la diaspora, dont la notoriété repose sur des attaques virulentes contre les institutions. Il évoque des invitations au Gabon, des participations à des émissions sur des chaînes publiques ou encore des contacts présumés lors de déplacements officiels. Certaines de ces allégations, bien que formulées lors de la conférence de presse, restent à confirmer.

Il rapporte également une rumeur selon laquelle un activiste aurait reçu une somme importante – 150 000 euros, soit près de 100 millions de FCFA – d’un membre de la délégation présidentielle en échange de propos hostiles envers le chef de l’État. À ce stade, il s’agit d’une affirmation non vérifiée judiciairement.

Clarifier les relations pour préserver l’image de la République

C’est sur ce point précis que Geoffroy Foumboula Libeka Makosso exige des clarifications de la part de la présidence et des institutions. « Le président et ses collaborateurs doivent mettre fin à cette proximité excessive avec des activistes dont les seuls « états de service » sont l’outrage et l’insulte », déclare-t-il. Selon lui, l’absence de sanctions judiciaires face à ces dérives peut renforcer chez leurs auteurs un sentiment d’impunité, voire donner l’impression que l’outrance est un moyen efficace pour accéder à des cercles d’influence.

Son analyse met en lumière un paradoxe : condamner publiquement une dérive sans engager de poursuites judiciaires, lorsque les faits sont établis, risque de banaliser ces comportements et de les normaliser dans le débat public gabonais.

Poursuivre les auteurs des dérives pour éviter l’impunité

Geoffroy Foumboula Libeka Makosso demande donc aux autorités administratives et judiciaires d’engager des poursuites contre les auteurs de ces excès verbaux. Sans cela, estime-t-il, l’opinion pourrait croire que certains activistes bénéficient d’une protection particulière. Il appelle également les internautes à jouer un rôle actif en signalant les contenus injurieux, en cessant de les partager et en se désabonnant des comptes à l’origine de ces dérives.

Au-delà de la polémique immédiate, cette prise de position soulève une question plus large : comment garantir un débat public de qualité au Gabon ? Pour Geoffroy Foumboula Libeka Makosso, la liberté d’expression est un pilier de la démocratie, mais elle ne saurait justifier l’humiliation personnelle. Critiquer les institutions est légitime ; enfreindre la loi, en revanche, relève de la justice.