9 juin 2026
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Un objectif de 762,6 milliards pour 2026, seulement 63,4 milliards collectés à ce jour

Le ministre des Finances du Sénégal, Cheikh Diba, a dévoilé devant l’Assemblée nationale les 63,4 milliards de francs CFA collectés en 2024 grâce au Plan de Redressement Économique et Social (PRES). Ces résultats, communiqués dans un contexte de négociations tendues avec le Fonds Monétaire International (FMI), ont suscité une réaction immédiate de la part de Waly Diouf Bodian, membre influent du cabinet politique du Premier ministre Ousmane Sonko.

Le PRES, lancé officiellement le 1er août 2024, vise à mobiliser 5 667 milliards de francs CFA entre 2025 et 2028. Pour l’année 2026, l’État sénégalais table sur 762,6 milliards de recettes supplémentaires, selon la Loi de finances initiale. Parmi les 63,4 milliards déjà perçus, 7,9 milliards proviennent des recettes douanières, laissant un écart de près de 700 milliards à combler pour atteindre l’objectif annuel.

Le FMI observe de près la performance budgétaire du Sénégal, confronté à d’importantes contraintes financières. La capacité du gouvernement à respecter ses cibles de recettes pourrait influencer directement les discussions en cours avec l’institution pour un éventuel soutien financier.

Waly Diouf Bodian réfute les critiques sur la lenteur des recettes

Certaines analyses ont pointé un écart significatif entre les collectes réalisées et les ambitions du PRES. Waly Diouf Bodian a réagi en soulignant que le plan génère actuellement entre 15 et 20 milliards de francs CFA chaque mois. Il a également mis en avant les mesures fiscales ciblées, notamment celles portant sur le foncier et les transferts d’argent, dont les effets devraient s’amplifier dans les prochains mois.

Le gouvernement sera sous le feu des projecteurs ce vendredi lors d’une session parlementaire dédiée à l’actualité économique. Les députés examineront la trajectoire réelle des recettes du PRES par rapport aux objectifs trimestriels fixés dans la loi de finances, un passage obligatoire pour évaluer la viabilité du plan.