29 avril 2026
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Un soutien financier majeur de 150 millions de dollars (142 millions d’euros) a été accordé par la Banque mondiale au Burkina Faso. Ce montant inclut un crédit de l’Association internationale de développement (IDA) et un don de 17 millions de dollars issus du Mécanisme de Financement Mondial (GFF). L’objectif ? Financer le Projet de renforcement de la performance et de la résilience du système de santé (PRPRSS).

Améliorer l’accès aux soins pour les populations vulnérables

Ce projet ambitieux cible en priorité les adolescents, les femmes et les enfants de moins de cinq ans. Il vise à renforcer la surveillance des maladies et à optimiser l’utilisation des services de santé et de nutrition. Son déploiement s’étend sur l’ensemble du territoire burkinabè, avec une attention particulière portée aux personnes déplacées internes et aux communautés ayant un accès limité aux soins.

Un investissement aligné sur les priorités nationales

« Le développement humain est un pilier de l’inclusion sociale et une priorité absolue pour la Banque mondiale. Ce projet accompagne les efforts du gouvernement pour renforcer la résilience et relever les défis actuels du secteur de la santé. Il s’ajoute au Projet de protection du capital humain, doté de 100,4 millions de dollars, qui vise à améliorer la fourniture des services sociaux de base », a expliqué Hamoud Abdel Wedoud Kamil, représentant résident de la Banque mondiale au Burkina Faso.

Ce financement s’inscrit dans la stratégie de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Son but ? Consolider le contrat social en renforçant les institutions clés responsables de la prestation des services sociaux essentiels.

Renforcer la résilience face aux crises sanitaires

« Offrir aux femmes, aux adolescents et aux enfants un accès aux soins de santé est l’un des investissements les plus stratégiques pour propulser un pays vers le développement et la prospérité », souligne Luc Laviolette, chef du Secrétariat du GFF. Il ajoute : « Le GFF est fier de soutenir le Burkina Faso dans la construction d’un système de santé résilient et efficace, y compris dans les zones les plus vulnérables ».

« Ce projet arrive à un moment crucial. Il renforcera les capacités du Burkina Faso pour faire face aux urgences sanitaires, tout en améliorant la qualité et l’accessibilité des services de santé et de nutrition », explique Moussa Dieng, responsable du portefeuille santé à la Banque mondiale. Il précise également que ce financement permettra de poursuivre l’accompagnement des réformes du Ministère de la Santé, avec un accent sur la gouvernance, l’équité et le financement durable.