14 juillet 2026
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Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a donné des instructions claires aux services fiscaux pour modérer les actions de recouvrement contre les sociétés minières. Une décision motivée par la volonté de préserver l’attractivité du secteur extractif, essentiel pour l’économie nationale.

Premier producteur mondial de cobalt et deuxième producteur africain de cuivre, la RDC dépend fortement de ces ressources pour ses revenus à l’export. Le chef de l’État a pointé du doigt les méthodes de recouvrement jugées trop brutales : saisies de comptes bancaires, blocages de fonds et mesures fiscales instables. Selon lui, ces pratiques alourdissent les coûts opérationnels des entreprises, fragilisent leur compétitivité et pourraient dissuader les investisseurs étrangers d’engager des capitaux sur le territoire.

Privilégier le dialogue et la transparence

Pour inverser cette tendance, Félix Tshisekedi a exigé que les administrations concernées — Économie, Finances et Mines — garantissent que toute mesure de recouvrement s’appuie sur une base légale solide et ne soit appliquée qu’en dernier recours. Le président a insisté sur l’importance de privilégier les mécanismes de négociation, la notification préalable et les solutions de conciliation prévues par la loi congolaise.

Son objectif ? Construire un secteur minier « performant et transparent », caractérisé par des règles stables, des décisions prévisibles et une collaboration constante entre les pouvoirs publics et les acteurs économiques.

Cette directive survient après une période de tensions entre Kinshasa et plusieurs géants du secteur. En 2025, l’Inspection générale des finances avait pointé du doigt des multinationales, comme le groupe chinois CMOC et le négociant suisse Glencore, pour avoir sous-évalué leurs revenus de plusieurs milliards de dollars. Ces allégations avaient été fermement rejetées par les entreprises incriminées.

Quelques jours avant cet appel à la modération, les autorités fiscales avaient fermé les bureaux locaux de Glencore dans le cadre d’un litige fiscal. Le groupe helvétique a réaffirmé sa volonté de poursuivre le dialogue avec les autorités, tout en contestant toute irrégularité dans ses déclarations. La présidence n’a pas encore précisé si ces nouvelles consignes étaient directement liées à cet incident.

Sécurité et stabilité : des conditions indispensables pour les investisseurs

Dans une seconde mesure, Félix Tshisekedi a ordonné le retrait immédiat des forces de sécurité stationnées illégalement sur les sites miniers. Selon lui, leur présence favorise la fraude, la contrebande et une insécurité chronique, tout en nuisant à l’image de la RDC auprès des investisseurs internationaux.