
État déplorable de la route Douala-Bafoussam : un danger quotidien pour les Camerounais
L’axe routier national 5 au Cameroun, reliant Douala à Bafoussam et Bamenda, s’est transformé en un couloir de la mort en raison de son défaut d’entretien et de conditions climatiques extrêmes. Cette route, pourtant vitale pour l’économie du pays, cumule les records de mortalité et impose aux voyageurs des conditions de transport insupportables.
Détérioration avancée et risques accrus : l’absence de travaux de rénovation, couplée à l’intensification des pluies, aggrave la dégradation de cette artère stratégique. Les violentes précipitations érodent l’asphalte, creusent des nids-de-poule monstrueux et fragilisent les sols, rendant chaque trajet périlleux.
Un voyage de plus en plus long et dangereux
Ce qui n’était autrefois qu’un trajet de trois heures et demie entre Douala et Bafoussam prend désormais jusqu’à dix heures, voire plus, dans des conditions extrêmement éprouvantes. Les véhicules doivent slalomer entre les nids-de-poule géants, contourner les zones effondrées et affronter des inondations à répétition. Les passagers sont ballottés, secoués, et souvent blessés.
Alice, une passagère revenue de Bafoussam, témoigne : « Nous sommes partis il y a quatorze heures. La nationale 5 est totalement impraticable dans le Haut-Nkam. Nous avons dû emprunter la route de Yaoundé, alors que nous n’y allions pas, puis bifurquer à Bagangté pour rejoindre Douala. Nous sommes épuisés, courbaturés, et cette expérience nous a marqués à vie. »






