21 juillet 2026
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Durée des sessions parlementaires au Cameroun : Guibai Gatama critique l’efficacité de l’Assemblée nationale

Au Cameroun, la question de la durée des sessions parlementaires revient sur le devant de la scène. Le journaliste Guibai Gatama s’interroge publiquement sur la capacité de l’Assemblée nationale à remplir ses missions constitutionnelles avec le calendrier législatif actuel.

Un calendrier parlementaire jugé insuffisant par Guibai Gatama

Selon Guibai Gatama, l’Assemblée nationale camerounaise ne dispose que de trois sessions ordinaires par an, chacune durant 30 jours. Une organisation qui, selon lui, ne permet pas aux députés d’exercer pleinement leurs prérogatives : contrôle du gouvernement, adoption des lois et représentation des citoyens.

En réalité, les séances plénières se limitent souvent à une quinzaine de jours par session, ce qui représente moins de deux mois de travaux effectifs sur l’année. Une durée que le journaliste juge trop courte pour répondre aux enjeux politiques, économiques et sociaux du pays.

Comparaison avec d’autres pays africains

Pour illustrer son propos, Guibai Gatama établit un parallèle avec d’autres nations africaines. Il souligne que des pays comme le Tchad, le Sénégal ou encore la Côte d’Ivoire organisent leurs sessions parlementaires sur huit à neuf mois par an. Le Nigeria, quant à lui, maintient un fonctionnement quasi continu de son Parlement.

Vers une réforme du calendrier législatif ?

Guibai Gatama ne se contente pas de pointer du doigt les lacunes actuelles. Il appelle à l’ouverture d’un débat national sur la durée des sessions parlementaires. Pour lui, une telle réforme permettrait de :

  • Renforcer le contrôle de l’action publique par les députés ;
  • Améliorer l’examen des textes législatifs ;
  • Rapprocher les institutions des préoccupations des citoyens.

Le journaliste estime que l’Assemblée nationale donne parfois l’impression de « vivre en marge de la Nation ». Une situation qu’il juge incompatible avec les défis actuels du Cameroun.

L’impact sur la vie politique et sociale

Avec un calendrier aussi restreint, les députés camerounais peinent à suivre l’évolution rapide des dossiers. Les retards dans l’adoption des lois et le manque de contrôle sur l’action gouvernementale pourraient, selon Guibai Gatama, affaiblir la démocratie et limiter l’efficacité des politiques publiques.

Face à ces constats, la question se pose : le Cameroun doit-il revoir son calendrier parlementaire pour garantir une meilleure représentation et un contrôle accru des institutions ?