26 mai 2026
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La capitale sénégalaise, Dakar, est devenue le théâtre d’une réflexion cruciale pour l’avenir écologique du pays. Les 19 et 20 mai, la quatrième édition de l’Université de l’environnement et de l’énergie a rassemblé un large éventail d’acteurs : chercheurs, experts, responsables publics, représentants de la société civile et partenaires techniques. Tous unis autour d’un objectif commun : accélérer la transition énergétique et écologique du Sénégal.

Cette rencontre, qui s’inscrit dans un contexte marqué par l’aggravation des conséquences du changement climatique et les défis liés à l’exploitation des ressources pétrolières et gazières, a été officiellement ouverte par le Dr Elhadji Ndiaye, représentant le ministre du Pétrole, de l’Énergie et des Mines. L’Agence nationale pour les énergies renouvelables (ANER), l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER), des universitaires et plusieurs organisations non gouvernementales ont activement participé aux échanges.

Un dialogue essentiel pour l’avenir énergétique du pays

Lors de son discours, le Dr Elhadji Ndiaye a mis en avant l’importance stratégique de cette initiative. « Les enjeux énergétiques et environnementaux ne sont plus des questions secondaires. Ils constituent aujourd’hui des piliers majeurs pour le développement économique, social et durable du pays », a-t-il souligné. Il a également insisté sur le rôle central de l’énergie dans la stimulation de l’innovation, la création de richesses et l’amélioration des conditions de vie des populations.

Mamadou Barry, président d’Action Solidarité Internationale et coordinateur de l’événement, a quant à lui rappelé l’urgence d’agir face à la dégradation accélérée de l’environnement. « Le Sénégal subit de plein fouet les effets du changement climatique : inondations récurrentes, érosion côtière et pertes agricoles se multiplient. Il est impératif de repenser notre modèle de développement », a-t-il déclaré.

Une transition écologique et énergétique indispensable

Selon Mamadou Barry, le pays doit concilier deux impératifs : exploiter ses nouvelles ressources pétrolières et gazières tout en respectant ses engagements climatiques. « Le Sénégal entre dans une nouvelle ère avec la production d’hydrocarbures, mais cela ne doit pas freiner les efforts en faveur des énergies propres et renouvelables », a-t-il averti. Il a également plaidé pour une meilleure inclusion des populations les plus vulnérables dans l’élaboration des politiques environnementales, afin de garantir une transition juste et équitable.

Cette édition de l’Université de l’environnement et de l’énergie a donc permis de poser les bases d’un dialogue constructif, alliant expertise technique, vision politique et mobilisation citoyenne. L’enjeu est de taille : préparer un avenir où croissance économique et préservation de l’environnement ne sont plus contradictoires, mais complémentaires.