À l’approche du choc entre la France et le Sénégal lors du Mondial 2026, le président de l’Assemblée nationale sénégalaise, Ousmane Sonko, propose une analyse mêlant passion sportive et réflexion géopolitique.
Dans une interview, il exprime sans détour son soutien aux Lions de la Teranga tout en soulignant la portée symbolique de cette affiche. « Je crois que le Sénégal l’emportera. C’est du moins ce que je souhaite, comme tous les Sénégalais. Mais au final, ce n’est qu’un match de football », confie-t-il.
Au-delà de l’enjeu purement sportif, Ousmane Sonko voit dans cette opposition un miroir des connexions profondes entre l’Afrique et l’Europe, notamment à travers la composition plurielle de l’équipe de France.
« Quel que soit le vainqueur, ce sera l’Afrique qui aura battu l’Afrique. Rien qu’en regardant la configuration de la sélection française, on comprend où se situe véritablement le besoin », insiste-t-il.
Le président de l’Assemblée nationale en profite pour exhorter les Africains à prendre conscience de leur force et de leurs atouts. Selon lui, le continent regorge de richesses naturelles, d’un capital humain considérable et d’une jeunesse nombreuse — autant d’éléments qui devraient permettre à l’Afrique de peser davantage dans les équilibres mondiaux.
« Si nous connaissons notre valeur et que nous l’assumons, nous comprendrons que l’échelle des besoins n’est pas forcément là où l’on pense », argue-t-il.
Pour Ousmane Sonko, cette réflexion rejoint les débats sur l’immigration et les rapports entre l’Afrique et l’Occident, qu’il juge indispensables de repenser à la lumière des réalités démographiques, économiques et humaines du continent.