18 juin 2026
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Côte d’Ivoire et Ghana : un sommet pour un cacao plus équitable et durable

Le président ivoirien Alassane Ouattara et son homologue ghanéen John Dramani Mahama ont coprésidé, au Palais présidentiel à Abidjan-Plateau, le Sommet de haut niveau sur l’« initiative cacao » entre la Côte d’Ivoire et le Ghana. Cette rencontre a permis aux deux chefs d’État de prendre « des décisions structurantes pour bâtir une économie cacaoyère plus juste, plus forte et plus durable dans l’intérêt des producteurs, des économies des deux pays et du continent africain, à travers, notamment, l’harmonisation des politiques de prix bord champ, le renforcement de la création de valeur ajoutée et l’élargissement de cette initiative stratégique à d’autres pays africains ».

La Côte d’Ivoire et le Ghana, premiers producteurs mondiaux de cacao, réaffirment leur volonté commune de défendre les intérêts de leurs planteurs et de bâtir ensemble un avenir plus prospère et plus durable pour la filière cacaoyère africaine.

Le chef de l’Exécutif ivoirien a exprimé son satisfecit et salué l’importance des décisions arrêtées par les deux parties. « Le Sommet de haut niveau sur l’Initiative Cacao Côte d’Ivoire-Ghana, tenu en présence de mon frère et ami, le Président @JDMahama, témoigne de la solidité des liens d’amitié, de fraternité et de coopération qui unissent nos deux nations au service du développement de l’Afrique ».

Dans sa communication lors de la cérémonie d’ouverture, le président Ouattara a rappelé que le cacao constitue un enjeu majeur pour la mobilisation des ressources nécessaires à la mise en œuvre des politiques de développement des deux pays, mais également un enjeu social et de souveraineté. Cette filière, dont la Côte d’Ivoire et le Ghana fournissent 60 % de la production mondiale et l’Afrique 80 %, fait vivre des millions de personnes.

Situant le contexte, le président de la République a déclaré : « Au cœur de cette filière, il y a un acteur essentiel. Le planteur. C’est lui, par son travail quotidien, nourrit l’industrie mondiale du chocolat. C’est lui qui donne à cette filière sa force, sa légitimité, son avenir. Le planteur doit donc demeurer au centre de toutes nos décisions ».

Il s’est également félicité du chemin parcouru depuis le 26 mars 2018, date à laquelle la Côte d’Ivoire et le Ghana ont décidé de mettre leurs efforts à travers la Déclaration d’Abidjan pour parler d’une seule voix afin d’influer sur les cours du cacao. « La mise en place d’un différentiel de revenus décent a permis d’améliorer les rémunérations de nos planteurs et de prouver qu’une action concertée de nos deux États pouvait peser favorablement sur la formation des cours mondiaux », selon Alassane Ouattara.

Le chef de l’État ivoirien a aussi évoqué les défis qui demeurent : la volatilité des prix, les effets du changement climatique, le vieillissement du verger, les maladies du cacao, le foncier qui souffre de la pression de l’orpaillage illégal, l’émergence de produits de substitution, ainsi que les normes internationales et européennes en matière de durabilité.

Pour sa part, le président John Dramani Mahama s’est félicité du succès de la coopération ivoiro-ghanéenne sur le cacao. Il a aussi dit son espérance en des lendemains davantage meilleurs. Il a indiqué que la volonté des deux parties est de « donner le pouvoir aux planteurs et de leur donner tous les éléments pour continuer à produire ».

Le chef de l’État ghanéen a précisé que les parties s’engagent à échanger et implémenter les bonnes pratiques de part et d’autre, à injecter davantage de financements dans la filière. John Dramani Mahama a également souligné la nécessité pour la Côte d’Ivoire et le Ghana de tirer les autres pays producteurs sur le continent dans le cadre d’une politique de présence significative et continuelle du marché global.