10 juin 2026
f8ad018d-5eac-4ba4-9c7b-55647766cffe

L’Algérie a posé la première pierre d’une centrale électrique de 40 mégawatts à N’Djamena, un projet destiné à renforcer l’approvisionnement en électricité du Tchad. La cérémonie s’est déroulée le lundi 8 juin en présence du Premier ministre algérien Sifi Ghrieb et de son homologue tchadien Allamaye Halina.

Alger a présenté cette infrastructure comme un don de l’État algérien à la République du Tchad, décidé sur instruction personnelle du président Abdelmadjid Tebboune. Cette initiative s’inscrit dans une démarche plus large de renforcement de la coopération économique et du développement des infrastructures sur le continent africain.

La construction a été confiée à Sonelgaz International. La centrale fonctionnera avec des turbines à gaz modernes et devrait apporter une capacité supplémentaire pour répondre à la demande croissante d’électricité dans la capitale tchadienne et ses alentours. Les autorités tchadiennes ont souligné que l’expansion de la production électrique est devenue une priorité face à l’augmentation des besoins domestiques, industriels et des services.

Une vision d’intégration continentale

Pour le Premier ministre algérien, ce chantier illustre une ambition plus large d’intégration africaine et de développement partagé. Il a rappelé que le projet découle des engagements pris lors de la visite officielle du président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno en Algérie en avril 2026.

Au-delà de cette centrale, Alger met en avant sa participation à plusieurs projets régionaux dans les domaines des infrastructures, des transports et des télécommunications. Le gouvernement algérien considère l’investissement énergétique comme un levier essentiel de stabilité et de développement pour le continent.

Une fois mise en service, cette centrale devrait contribuer à renforcer le réseau électrique tchadien et à fournir une alimentation plus régulière aux ménages et aux entreprises.