9 juin 2026
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Le Conseil des ministres s’est réuni récemment sous la présidence du Capitaine Ibrahim Traoré, Chef de l’État, pour adopter un décret novateur définissant les critères de reconnaissance des villes au Burkina Faso. Cette initiative s’inscrit dans un environnement marqué par une urbanisation accélérée, des mutations territoriales significatives et des enjeux sécuritaires, démographiques et économiques qui redessinent les paysages urbains du pays.

Une refonte des critères de reconnaissance urbaine

Le décret établit désormais qu’une localité peut être officiellement classée comme ville si elle répond aux exigences suivantes :

  • une agglomération construite de manière ininterrompue ;
  • une population minimale de 15 000 habitants ;
  • un accès garanti à l’eau potable ;
  • une alimentation électrique fonctionnelle ;
  • la présence d’un réseau de transport développé ;
  • une économie principalement tournée vers les secteurs secondaire et tertiaire.

Par ailleurs, le texte intègre automatiquement dans cette catégorie :

  • les chefs-lieux de province ;
  • les chefs-lieux de communes, indépendamment de leur effectif démographique.

Une classification urbaine en trois niveaux

Le décret introduit une hiérarchisation des zones urbaines en trois catégories distinctes :

  • les villes métropoles ;
  • les villes moyennes ;
  • les petites villes.

Cette organisation vise à affiner les politiques publiques d’aménagement territorial et de développement, en tenant compte des spécificités de chaque type d’espace urbain.

Un outil stratégique pour l’aménagement du territoire

Pour les autorités, cette réforme permet de moderniser une définition urbaine obsolète, héritée de la Politique nationale de l’habitat et du développement urbain adoptée en 2008. Le nouveau cadre juridique offre ainsi aux institutions publiques un référentiel actualisé pour planifier les infrastructures, gérer les ressources et organiser la gouvernance des territoires de manière plus efficace.