13 juin 2026
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Lomé, capitale du Togo, accueille depuis le 18 mai 2026 la troisième édition du forum Biashara Afrika, un événement continental dédié au commerce, aux investissements et aux partenariats économiques entre pays africains. L’ouverture de cette rencontre majeure a été marquée par un discours ambitieux du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, qui a appelé à une transformation radicale des ambitions africaines en actions concrètes.

De la vision à l’action : l’Afrique doit passer aux résultats

Face à un parterre de dirigeants africains, de ministres, d’investisseurs et de représentants du secteur privé, le dirigeant togolais a martelé un message clair : « Le moment est venu de passer des discours aux réalisations ». Il a souligné que l’Afrique ne peut plus se contenter de textes juridiques ou de déclarations d’intention. Pour lui, l’heure est à la mise en œuvre de mesures tangibles, capables de dynamiser les échanges intra-africains.

Hommage à un pionnier et urgence à concrétiser la ZLECAf

Dans son allocution, Faure Gnassingbé a rendu un hommage appuyé à Issoufou Mahamadou, figure emblématique de la promotion de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Il a insisté sur l’urgence à rendre cette zone opérationnelle, en pointant du doigt les obstacles persistants : barrières non tarifaires, lenteurs administratives aux frontières et coûts logistiques exorbitants qui freinent encore le commerce au sein du continent.

Biashara Afrika 2026 : un forum transformé en plateforme d’opportunités

Pour le chef de l’État togolais, Biashara Afrika ne doit plus être un simple lieu de débats. Il doit devenir une plateforme de solutions, un espace où se nouent des partenariats concrets et où se concrétisent les projets d’intégration régionale. « Cet événement doit incarner l’opérationnalisation de l’Afrique économique », a-t-il affirmé.

La ZLECAf, un levier de souveraineté continentale

Dans un contexte mondial marqué par les tensions géopolitiques et le protectionnisme croissant, Faure Gnassingbé a souligné que la ZLECAf n’est pas qu’un accord commercial, mais un outil stratégique pour construire une Afrique plus souveraine. L’objectif ? Permettre au continent de produire localement, de renforcer ses industries et d’améliorer sa position dans les négociations économiques internationales.

Vers des chaînes de valeur africaines compétitives

Le Président du Conseil a pointé une réalité préoccupante : malgré ses immenses ressources naturelles et humaines, l’Afrique exporte principalement des matières premières non transformées, tout en important des produits finis. Pour inverser cette tendance, il a plaidé pour le développement de chaînes de valeur régionales et l’émergence de grands groupes africains, capables de rivaliser à l’échelle continentale.

Jeunesse, femmes entrepreneures et PME : les moteurs de l’intégration

Dans la dernière partie de son discours, Faure Gnassingbé a mis en avant le rôle central de la jeunesse, des femmes entrepreneures et des petites et moyennes entreprises (PME) dans ce processus. Pour lui, une intégration africaine réussie doit bénéficier à tous, notamment à travers la création d’emplois, l’accès aux marchés régionaux et le soutien à l’entrepreneuriat local. « Ce projet ne doit pas être réservé aux élites, mais accessible à chaque Africain », a-t-il déclaré.

Le Togo, acteur clé de l’intégration africaine

En conclusion, le dirigeant togolais a réaffirmé l’engagement de son pays en faveur d’une Afrique unie et prospère. Grâce à sa position géographique stratégique, ses infrastructures logistiques et son rôle de hub régional, le Togo entend jouer un rôle clé dans la construction du marché africain de demain. Il a exprimé le vœu que cette édition de Biashara Afrika donne naissance à des partenariats innovants et à une dynamique économique porteuse pour l’ensemble du continent.