25 septembre 2026
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Une décision qui scelle l’issue procédurale

COTONOU — La plus haute juridiction du Bénin vient de mettre un point final aux manœuvres dilatoires de la défense du général Louis Philippe Houndégnon. Ce jeudi 24 septembre 2026, la Cour suprême a rejeté le pourvoi en cassation formé par les conseils de l’ancien Directeur général de la Police nationale. Si la haute instance a jugé le recours recevable sur la forme, elle l’a fermement rejeté sur le fond, confirmant ainsi l’arrêt rendu le 19 mai 2026 par la chambre d’appel de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). En validant la compétence des juges du fond, la Cour suprême épuise les voies de recours extraordinaires de la défense et ouvre la voie à un procès imminent.

Un ultime argumentaire rejeté

Présent à l’audience, l’un des avocats de l’accusé, Me Fidèle Abouta, a tenté une dernière manœuvre en soutenant que les droits fondamentaux de son client avaient été bafoués dès les premières heures de la procédure. Des arguments qui n’ont pas convaincu les juges, mettant un terme définitif au bras de fer de compétence qui durait depuis plusieurs mois.

Les ressorts de l’accusation

Au cœur du dossier, l’État béninois reproche à son ancien chef de la police, devenu une voix particulièrement virulente contre le pouvoir en place, une série de manquements graves. La justice l’accuse notamment d’incitation à la rébellion et à la désobéissance civile pour ses prises de parole visant à inciter au soulèvement, de harcèlement par le biais de communications électroniques en raison de la diffusion de messages incisifs sur les réseaux sociaux, ainsi que de violation du devoir de réserve pour avoir divulgué des informations confidentielles liées à ses anciennes fonctions. D’abord instruite sous une qualification correctionnelle, l’affaire a finalement été requalifiée en matière criminelle par la CRIET, qui y voit une tentative d’atteinte à la sûreté de l’État.

Vers un procès au fond devant la CRIET

Avec ce rejet sans appel, les arguments de procédure s’effacent pour laisser place au débat de fond devant la CRIET. Il s’agira désormais de déterminer si les déclarations du général relevaient de la liberté d’expression ou d’une entreprise délibérée de déstabilisation des institutions.