24 juillet 2026
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Depuis les violentes attaques du 25 avril à Bamako, une tension palpable persiste dans la capitale malienne. Les Forces armées maliennes ont révélé les détails d’un complot d’assassinat visant les dirigeants du pays, notamment le président de la transition, Assimi Goïta. Selon leurs investigations, l’opération aurait impliqué l’utilisation de véhicules piégés, dont l’un était destiné à frapper directement la résidence présidentielle.

Lors d’une conférence de presse, le commandant Djibrila Maiga, sous-directeur des relations publiques des armées, a qualifié l’entreprise de « funeste projet savamment orchestré » pour éliminer les autorités en place. Il a souligné la gravité de l’acte, qui visait à saper la stabilité institutionnelle du Mali.

Cette affaire a également provoqué des réactions en Ouagadougou, où le Conseil supérieur de la communication a suspendu la diffusion de TV5monde. Les autorités burkinabè accusent la chaîne de « complicité d’apologie du terrorisme » et de tentative de déstabilisation des institutions maliennes. Cette décision a suscité des débats parmi la population, entre ceux qui la soutiennent et ceux qui dénoncent une censure médiatique.

À Ouagadougou, des habitants partagent des avis divergents. Flore Guigma, l’une d’eux, estime que « il est impossible de tolérer la diffusion de contenus encourageant le terrorisme ». À l’inverse, Serge Théophile Bancé critique une « approche condescendante » de certains médias internationaux dans leur couverture des pays du Sahel.

De son côté, Reporters sans frontières a pointé du doigt la « décision opaque » du Burkina Faso, soulignant qu’elle réduit davantage l’espace médiatique dans la région. Depuis le changement de pouvoir au Burkina Faso, plusieurs médias étrangers, dont certains de renom, ont été suspendus, comme Le Monde, LCI, France 24, RFI, BBC News et Voice of America.