Au Cameroun, l’affaire du faux décret présidentiel, souvent désignée comme l’« affaire Baboke », continue de défrayer la chronique et de soulever de nombreuses interrogations sur la sécurité des communications officielles. Cette intrigue complexe met en lumière des tentatives de manipulation au sein de l’administration camerounaise.
L’une des figures centrales de cette enquête est Johann Sitchom, qui a été interpellé après avoir tenté de faire diffuser sur les antennes de la CRTV des documents présentés comme des décrets émanant directement du président de la République. Cet incident a déclenché une vague d’investigations approfondies pour déterminer l’origine et les ramifications de cette falsification.
La délicatesse de cette situation est d’autant plus grande que des personnalités de premier plan du paysage politique camerounais, telles que Ferdinand Ngoh Ngoh et Samuel Mvondo Ayolo, ainsi que le président Paul Biya lui-même, sont indirectement liées à ce dossier. L’enquête cherche à éclaircir les circonstances exactes de cette tentative d’usurpation et à identifier les responsabilités afin de préserver l’intégrité des institutions de l’État.