10 juin 2026
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La Côte d’Ivoire pourrait se doter d'un TGV reliant Abidjan à Yamoussoukro

La Côte d’Ivoire ambitionne de devenir le deuxième pays africain à se doter d’un train à grande vitesse, après le Maroc. Le gouvernement envisage une ligne de 640 km reliant Abidjan, la capitale économique, à Yamoussoukro, la capitale politique, en seulement 45 minutes, contre près de 3 heures actuellement par la route. Ce TGV desservirait également Bouaké, la deuxième ville du pays, ainsi que Korhogo et Ferkessédougou dans le Nord.

Les études de faisabilité et de financement se poursuivent. Ce projet vise aussi à renforcer l’attractivité de Yamoussoukro et à désengorger Abidjan, où le coût du logement est élevé. Le TGV est perçu comme un atout si la Côte d’Ivoire pose sa candidature pour la Coupe du monde de football 2038, même si ses chances restent minces puisque le Maroc accueillera déjà le tournoi en Afrique en 2030.

Un outil de développement économique et social

Le gouvernement ivoirien, sous la direction du Premier ministre Robert Beugré Mambé, a inscrit ce projet dans son Programme national de développement 2026-2030, un plan de 175 milliards d’euros axé sur les transports. D’autres chantiers sont prévus : le nouveau métro d’Abidjan pour 2029, des routes, 1 000 km d’autoroutes, ainsi que deux aéroports à San Pedro et Bondoukou, respectivement au Sud-Ouest et au Nord-Est. Le président Alassane Ouattara, au pouvoir depuis 2011, entend faire de ces infrastructures – et en particulier du TGV – des symboles de la modernisation économique et sociale du pays.